Le groupe Macif lance Macif Impact ESS

Le groupe Macif France Macif Impact ESS : une société dédiée au développement des structures de l’ESS et à impact social, environnemental et sociétal.
Dotée de 20 millions d’euros, elle est destinée à financer et accompagner les structures à impact et/ou de l’ESS dans leur développement. Ces investissements s’ajouteront aux 135 millions d’euros d’ores et déjà investis par le groupe Macif notamment dans des sociétés et des fonds au sein de ces deux secteurs, lui permettant ainsi de figurer parmi les principaux investisseurs dans ce domaine avec plus de 155 millions d’euros d’engagements.
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(suite…)

Les territoires, terreau de coopérations fertiles




Durant la crise sanitaire, de nombreuses initiatives solidaires et locales ont fleuri partout en France, donnant un coup de projecteur nouveau sur le potentiel d’innovation des territoires et leur capacité à créer des manières inédites de coopérer. Avec désormais un enjeu : faire fructifier et soutenir cette créativité pour passer d’une réponse d’urgence à une dynamique pérenne et consolidée.

Portage de repas aux plus fragiles, organisation de circuits courts, production de masques ou de visières par des communautés makers… Autant d’exemples d’actions spontanées qui se sont organisées en un temps record pour répondre aux nouveaux besoins des populations. Leur point commun ? Leur caractère hybride tant elles ont associé acteurs publics, citoyens, TPE et PME, associations et bien sûr entrepreneurs engagés.

L’émergence de nouvelles formes de collectifs

Le département Pas-de-Calais a ainsi été à l’origine d’une coopération encore jamais vue entre ateliers textiles du territoire. Bénédicte Messeanne-Grobelny, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’ESS, raconte : « Au printemps, brutalement, nous avons été confrontés à deux problématiques : les entreprises locales connaissaient un ralentissement d’activité et avaient besoin de soutien. Parallèlement, nous avions à produire en masse des masques pour la population. Nous avons donc décidé d’apporter une double réponse en mettant en relation cinq structures d’insertion pour assurer en commun une commande de 90 000 masques sur six mois. »

Les ateliers Vestali font partie de ce collectif créé pour l’occasion. Hélène Maréchal, sa directrice, témoigne : « Au début de la crise, chaque structure avait été sollicitée individuellement pour produire des masques. Mais personne n’avait tous les tenants et aboutissants. Quels tissus utiliser ? Quels élastiques ? Comment s’approvisionner alors que la matière première manquait ? Comment répondre à toutes les demandes ? Avec ce collectif, nous avons mutualisé nos forces. Nous avons eu plus de poids pour négocier les prix, obtenir les fournitures, se répartir la production en fonction des effectifs de chacun. » La communication et l’entraide entre chaque entreprise s’installent vite, mais ce collectif nécessite aussi un accompagnement pour structurer ses fondamentaux.

C’est ainsi que Pas-de-Calais Actif est intervenu en tant que « facilitateur », comme l’explique son directeur adjoint, Benoît Bara : « Normes à respecter, calcul du prix, coût de revient… Les entreprises avaient besoin d’être accompagnées sur ces aspects. Nous les avons ainsi aidées – en coopération avec le département – dans la rédaction d’un cahier des charges en vue de la sélection de deux cabinets de conseil qui sont venus en soutien, puis dans le suivi de cet accompagnement. » Au final, cette action collective a été bénéfique pour tous les acteurs impliqués. « Cela prouve une fois de plus que les acteurs de l’ESS sont cruciaux pour relever les défis en période de crise. Et cela confirme aussi que, quand l’ESS est abordée comme un sujet transverse, tel que c’est le cas au sein des différents services du département, des coopérations inédites de ce type peuvent vraiment voir le jour », précise Bénédicte Messeanne-Grobelny.

Toute la question est désormais d’inscrire cette initiative dans la durée. C’est ainsi que les cinq ateliers travaillent désormais avec Pas-de-Calais Actif et les mêmes cabinets conseil pour poser les bases de la construction d’une filière textile ESS à l’échelle du département qui pourrait progressivement s’élargir à d’autres structures, telles que les ESAT et les entreprises adaptées.
« Des actions de plus grande envergure pourraient voir le jour. Je pense par exemple à notre projet de confection école que nous avons chez Vestali. Pour le moment, nous sommes un peu limités car nos locaux sont trop petits. Avec cette filière, nous pourrions mutualiser. C’est un vrai enjeu car l’idéal serait ainsi de convaincre des industries textiles de se réimplanter sur le territoire grâce à ce vivier de personnes compétentes présentes localement », conclut Hélène Marechal.

L’innovation au cœur des territoires

La créativité des coopérations n’a pas attendu la crise pour s’exprimer, notamment grâce à certains dispositifs qui ne cessent de se développer. À l’instar des SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif), CAE (coopératives d’activité et d’emploi), PTCE (pôles territoriaux de coopération économique – voir encadré) qui misent sur une gouvernance partagée ainsi que la mutualisation et l’hybridation des approches pour revitaliser les territoires, quels qu’ils soient.

Phares, sur l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en est un exemple emblématique. Ce collectif est né de la volonté d’habitants déterminés à apporter des réponses innovantes aux difficultés socio-économiques de leur territoire. En 2001, l’idée se concrétise avec l’acquisition par l’association Halage – soutenue par France Active – d’un bâtiment de trois étages qui accueille aujourd’hui une vingtaine de structures associatives, coopératives et commerciales qui travaillent toutes sur les questions des populations marginalisées ou sur l’aménagement du cadre de vie et de l’environnement. « Nous sommes un peu un “HLM de l’ESS“, affirme Stéphane Berdoulet, son co-gérant également co-directeur de Halage. Ensemble nous maximisons nos énergies, ce qui multiplie ainsi l’impact de nos actions en faveur du développement local. Et surtout il n’y aura jamais un Phares n° 2 ou n° 3 car tout dépend de nous, à un moment donné, sur un territoire donné. Nous sommes un écosystème territorial. » Prochains défis pour le collectif : construire deux étages supplémentaires à leur immeuble en utilisant uniquement des ressources de l’ESS et de l’insertion ainsi que les compétences du territoire.

L’association Halage, quant à elle, se lance dans un vaste projet de reconversion de friche urbaine de 3,6 hectares, au bout de l’île Saint-Denis, Lil’Ô. « Ce sera l’unité de lieu et de temps de tout ce qu’on sait faire avec une plateforme de compostage électromécanique, une ferme florale, un travail sur la terre et le traitement des sols. Cela deviendra aussi un lieu d’éducation populaire car nous ferons s’y rencontrer habitants et chercheurs », explique Stéphane Berdoulet.

Ces coopérations hybrides sont en effet propices à l’expérimentation de nouveaux modèles. Les Champs des Possibles, installé en Seine-et-Marne, l’illustre également en étant à la fois une couveuse – pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs dans la région – et une coopérative d’activités agricoles pour mutualiser les outils, les services et même les risques entre ses membres (voir Walter n° 23, p. 4-5). « Ni les couveuses d’activité, ni les CAE étaient des modèles pensés pour les métiers agricoles ou artisanaux. Nous avons donc dû nous inspirer de ce qui se faisait dans d’autres secteurs mais tout en les adaptant à nos spécificités via des espaces tests », explique Sylvain Péchoux, son co-gérant. « Notre modèle économique reste à consolider eu égard au poids important du capital d’exploitation nécessaire aux activités de production agricole et de transformation alimentaire. La coopérative articule investissements et financements privés et publics avec l’objectif de libérer des marges de manœuvre pour améliorer les revenus dans ces métiers essentiels mais peu valorisés », précise-t-il. Car, finalement, ces nouvelles coopérations sont aussi une nouvelle manière de penser les équilibres entre les différents acteurs – qu’ils soient publics ou privés.

La relation publique-privée réenrichie

Stéphane Berdoulet, de Halage, plaide ainsi pour un PPPP « c’est-à-dire un partenariat public-privé auquel il faut ajouter les P de “population” et celui de “pédagogie” – c’est-à-dire une forme de relation qui n’est pas celle d’un commanditaire-prestataire, mais qui adapte les réponses à des diagnostics renouvelés et en phase avec les vrais besoins locaux. »

Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), le confirme : « La propension des acteurs publics et privés à coopérer, à s’entendre, se coordonner, intensifier leur relation est un marqueur fort des territoires résilients et réactifs. C’est ce que les sociologues appellent le “capital social“. » Ces nouveaux circuits relationnels sont d’ailleurs porteurs pour l’après-crise. Nicolas Portier poursuit : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à un choc de demande et d’offre sans équivalent. Une option est que tout le monde s’attende et que rien ne bouge. Une autre est, au contraire, celle de la confiance mutuelle. Et dans cette dynamique, où tout est interdépendant, les acteurs publics locaux ont un rôle d’entrainement majeur. Les communes et les intercommunalités représentent à elles seules 50 % de la commande publique française. Ce sont donc des maillons essentiels pour entraîner tout l’écosystème local et amplifier ces dynamiques de communautés solidaires. »

La connexion comme nouvel enjeu stratégique

Pour Denis Dementhon, directeur général de France Active, toutes ces initiatives collectives permettent de tirer un enseignement clé : « Au-delà des solutions concrètes mises en œuvre, il apparaît de plus en plus fortement que les entrepreneurs ont besoin de connexions, soit de pairs à pairs, soit avec des acteurs vitaux de leur territoire. La crise nous a ainsi appris que cette capacité à mobiliser les réseaux et à faire naître des interactions devait être autant travaillée que l’accompagnement financier. » Forte de son réseau territorial et de ses 40 000 entrepreneurs engagés soutenus, France Active s’engage donc à intégrer encore plus fortement cette dimension au sein de ses offres. « Bien sûr, cette connexion ne peut se décréter au niveau national, sur un paperboard, complète-t-il. Elle ne peut émerger qu’au niveau des acteurs de terrain. C’est pourquoi, dans cette dynamique, nous avons décidé de faire confiance aux réseaux territoriaux car ce sont eux les terreaux fertiles de ces nouvelles formes de coopération. »

  • 3439 coopératives actives en Francedont 974 SCIC
    (Confédération générale des SCOP – 2019)
  • 160 PTCE en France en 2017 (Le Labo de l’ESS)
  • 15% des Coopératives d’activité et d’emploisont implantées en zone rurale
    (Projet Tressons (Territoires ruraux et ESS, Outils et Nouvelles Synergies) piloté par l’Avise et RTESS – ESS et ruralité)
  • 70 espaces tests agricolessur l’ensemble du territoire national réunis au sein du RENATA

Le décloisonnement, version PTCE

Les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) ont été définis en 2009 au sein du groupe de travail Territoires du Labo de l’ESS puis reconnus par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire. Leur objectif est de favoriser les coopérations économiques, mutualiser les savoir-faire et décloisonner les approches entre les acteurs locaux de l’économie privée, de l’ESS, du secteur public, de la recherche, de la formation, au service de projets économiques innovants de développement local durable. À la clé, la création d’emploi, la structuration de filières et la revitalisation durable des territoires. → Pour en savoir plus

Découvrir tout Walter #24

Retrouvez l’interview de Pierre-René Lemas par Hedwige Chevrillon sur BFM Business


La finance peut-elle être solidaire ?

A l’occasion du mois de l’ESS, Pierre-René Lemas était l’invité d’Hedwige Chevrillon mardi 10 novembre sur BFM Business. 

A voir ou revoir le replay de l’interview. 


Il rappelle le rôle et le poids croissant de la finance solidaire dans notre économie. Il précise aussi comment France Active se mobilise pour accompagner les entrepreneurs en cette période si particulière. Il explique en particulier la situation des petites associations qui rencontrent de réelles difficultés pour maintenir leur activité. Il fait le lien avec les annonces d’Olivia Grégoire qui vient d’annoncer la possible mobilisation de 30 millions en faveur de ces petites associations.

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A vos côtés pendant la crise

France Active à vos côtés pendant la crise


La crise sanitaire et le nouveau confinement peuvent avoir un impact sur votre activité, comme sur les finances de votre structure.

Comment faire face ? Quelles sont les solutions pour redémarrer ?

Le point sur les mesures de France Active et sur l’ensemble des solutions recensées dans notre boîte à outils.

Faire face 

Nos mesures

Pour le réaménagement de vos prêts bancaires, nous assurons le maintien de nos garanties en lien avec votre organisme prêteur.
Nous adaptons leur durée en fonction des secteurs d’activité :

  • Jusqu’à 12 mois pour les secteurs de la culture, du tourisme et des cafés-hôtels-restaurants,
  • Jusqu’à 6 mois pour les autres secteurs.

Si vous bénéficiez d’un financement direct de la part de France Active, nous vous proposons un report après analyse de votre situation par votre référent habituel.

 

Si vous êtes entrepreneur sans salarié dans un quartier (implantation en Quartier Politique de la ville), vous pouvez prétendre à une prime de 1 500 euros pour répondre aux difficultés rencontrées. Le financement de cette prime est apportée par l’Agence Nationale de la Cohésion de Territoires

S’orienter 

Notre boite à outils

Pour vous aider à vous repérer dans votre recherche de solution, nous vous proposons une boîte à outils qui recense les mesures vous permettant de faire face.

Elle est organisée en trois rubriques :

  • Les aides financières
  • Les mesures fiscales et sociales
  • Un focus sur l’ESS et les secteurs en difficulté


A découvrir sur notre site

Rebondir 

Notre Pacte Relance

Si vous êtes un entrepreneur particulièrement engagé sur le lien social, l’emploi et l’écologie, si votre structure s’inscrit dans le champ de l’Économie sociale et solidaire, vous pouvez prétendre à notre Pacte Relance.

Des solutions concrètes en conseil, financement et connexion.

Pacte Relance


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CONSEIL

Nous vous proposons un diagnostic personnalisé pour évaluer votre situation économique et pour identifier les meilleurs leviers financiers (solutions financières et tour de table).

 

L’objectif : vous permettre de projeter votre structure à moyen terme.

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FINANCEMENT

Le Pacte Relance comprend une solution financière adaptée à la période : le Prêt Relève Solidaire (PRS) pour un montant maximum de 100 000 €. D’une durée de 12 à 18 mois et sans intérêt, ce prêt peut vous servir d’amortisseur, le temps de bien préparer votre plan de relance.

 

Vous bénéficiez aussi d’un “collectif relance” composé d’acteur agissant au service de votre projet.

 

A noter que dans certaines régions, le financement peut prendre la forme d’un Dispositif d’appui aux structures de l’Économie sociale et solidaire (DASESS).

CONNEXION

Nous vous aidons à mobiliser votre réseau.

 

Nous pouvons vous orienter vers les dispositifs d’aides exceptionnels nationaux, locaux, sectoriels, mobiliser un collectif de partenaires pour suivre et faciliter votre projet et vous appuyer à l’organisation d’un éventuel tour de table financier.

Se transformer 

Deux pactes dédiés

Cette crise sanitaire peut être aussi une occasion de revoir votre projet entrepreneurial, de l’inscrire dans votre territoire en répondant à de nouveaux besoins, d’y apporter une vraie dimension sociale et écologique.

France Active peut vous accompagner dans ce projet de développement, voire de transformation.

 

Pour cela, découvrez notre PACTE DÉVELOPPEMENT et notre PACTE TRANSFORMATION.

Ils ont en commun trois dimensions le conseil, des financement et des connexions avec des acteurs utiles à votre projet.

 

De nouvelles opportunités peuvent s’offrir à vous, nous sommes là pour les rendre concrètes et accélérer votre réussite.

Des questions sur nos solutions ?

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Saga Les entrepreneurs de demain – Saison 2


France Active continue de vous emmener à la rencontre des entrepreneurs engagés.

Après un premier tour de France des initiatives locales et innovantes, continuer de découvrir ceux qui s’engagent et comment France Active finance, accompagne et soutient ces projets qui feront de l’économie de demain une économie durable et solidaire, soucieuse du lien social et permettant une consommation responsable.
Engagés pour le climat, l’insertion, la gouvernance coopérative, contre l’exclusion sociale et pour leurs territoires, les entrepreneurs que nous mettons en image reflètent les différents impacts que peut avoir une entreprise aujourd’hui.

Métamorphose,
Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire

SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL, MÊME COMBAT POUR MÉTAMORPHOSE !

Créée en 2018, Métamorphose a choisi pour slogan« Rendre l’éphémère durable ». La structure forme un réseau agréé de structures d’insertion par l’activité économique, réparties sur le territoire national entre les régions Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire. Le réseau regroupe 8 Ateliers et chantiers d’Insertion, mis en synergie pour partager leur savoir faire et ayant pour support d’activité l’upcycling et l’éco-design.. L’activité commune consiste à créer des accessoires de fabrication artisanale et française à partir de différents déchets auxquels les chantiers donne une seconde vie : bâches publicitaires, toiles de jute, vêtements de travail… Les objets finis sont vendus dans une même boutique en ligne. Mêlant social et environnemental, l’activité ajoute une véritable dimension humaine en favorisant les échanges entre les différents salariés. Véritable projet multi-engagé, Métamorphose forme et accompagne chaque année 160 salariés à travers les différents ateliers, en plus des 17 salariés permanents hors administratif et direction. Au niveau environnemental, ce sont quelques 8 tonnes de matériaux qui sont récupérés en moyenne par an !https://vimeo.com/636372487

Graphi COM, Montreuil-Bellay, Pays de la Loire

GRAPHI’COM : IMPRIMER EN CIRCUIT COURT

L’imprimerie familiale de proximité Graphi’COM Anjou est reprise en 2019 par Anne-Sophie et Damien Grangereau avec l’ambition de proposer des solutions adaptées aux besoins des clients. Graphisme, imprimerie, objets publicitaires, flocage textile ou de véhicule, autant de produits proposés pour des communications multi-supports.
Avec flexibilité et en circuit-courts, Graphi’COM Anjou à la capacité pour répondre à tous les clients, petits et grands, acteurs du territoire de l’Anjou.
https://vimeo.com/571627792

Le Wip, Colombelles, Normandie

LE WIP : UN TIERS-LIEU INNOVANT EN NORMANDIE

Ce définissant comme un « lieu infini », le Wip est un espace partagé conçu, pensé et animé pour ouvrir le champ des possibles. Véritable alternative aux organisations traditionnelles de travail, ce lieu atypique s’est donné pour mission de répondre aux défis écologiques et sociaux présents de son territoire, en périphérie de Caen, avec un espace de co-working, des animations culturelles, une gouvernance coopérative, le réemploi de matériaux et le fonctionnement en circuit-court.https://vimeo.com/530247936%20

Ethiquable, Fleurance, Occitanie

PIONNIER DU COMMERCE ÉQUITABLE

A Fleurance dans le Gers, la SCOP Ethiquable est pionnière du commerce équitable en France. Spécialisée dans la vente de produits bios et respectueux de l’environnement, des producteurs et des consommateurs. Porteuse d’un projet ambitieux co-construit avec ses salariés (tous actionnaires de la structure), elle travaille avec des petits paysans dans plus d’une vingtaine de pays. Son action vise à accompagner et aider au développement ces fermes, qui produisent des matières premières d’une grande qualité pour les consommateurs européens. Après l’international, la structure développe développe depuis peu un projet équitable en France, visant à rémunérer au prix juste les paysans français et assurer la pérennité de leurs activités.https://vimeo.com/530236217%20

Greendy pact, Lille, Hauts-de-France

UN PACTE POUR L’IMPACT DANS LA MODE

En plein cœur de Lille, Camille Courmont a ouvert Greendy Pact, un lieu dédié à la revente de vêtements. Face à l’immense impact environnemental et social de l’industrie textile, comment continuer à développer sa passion pour la mode ? Par l’échange. Greendy Pact fonctionne avec des pass permettant de de déposer et récupérer des vêtements, sans impact carbone donc, mais toujours avec le choix de styles et tendances. La structure développe en parallèle des activités de collecte de vêtements, par exemple pour la Croix Rouge. La mode responsable à Lille !

https://vimeo.com/529263041%20

Ethikis, Toulouse, Occitanie

LABELLISER LA DURABILITÉ

Basée à Toulouse, l’entreprise Ethikis part d’un constat simple : si les labels sur les produits alimentaires sont bien développés, le consommateur a encore parfois du mal à avoir des informations sur la fiabilité et la réparabilité d’un produit du quotidien. C’est ainsi qu’ils développent le label « Longtime » permettant pour les produits industriels de garantir leur robustesse, longévité et conception par des fabricants engagés dans une démarche durable. Ethikis a été accompagné dés l’amorçage du projet par France Active Occitanie.https://vimeo.com/529253368

Mamie Mesure, Rennes, Bretagne

RÉDUIRE SES DÉCHETS AVEC L’ÉPICERIE MAMIE MESURE

Pionnier dans la vente de produits en vrac, le réseau de boutiques « Mamie mesure » met en avant depuis 2016 un mode de vie zéro déchet. Ce réseau, présent dans le grand ouest, propose dans ses concessions une sélection de produits en vrac, sans emballages jetables, avec des matériaux compostables, recyclables et/ou réutilisables. Chez Mamie Mesure, le consommateur ne paye que le produit, qu’il pourra transporter dans le contenant de son choix. Les producteurs sont payés au juste prix et sélectionnés localement afin de favoriser le circuit court. Il est également possible dans certaines boutiques de prendre un verre et de se restaurer, de participer à des ateliers éco-responsables pour toute la famille, afin de se familiariser avec le zéro déchet : fabrication de produits d’entretien, cuisine, activité manuelle…https://vimeo.com/502289861

Comptoir de campagne, Jonage, Auvergne-Rhône Alpes

COMPTOIR DE CAMPAGNE REDYNAMISE NOS VILLAGES

Partant du postulat qu’un village sur deux n’a plus de commerce en France, cette start-up de la région lyonnaise souhaite revitaliser les zones rurales en y implantant des « comptoirs de campagne ». Ces comptoirs sont de véritables commerces multi-services, physiques et connectés : salon de thé, produits locaux, dépôt de pain, relais de La Poste… mais également lieu d’accueil pour des permanences des professionnels de santé, coiffeurs ou esthéticiennes. Ce sont autant de services qui permettent de dynamiser la vie d’une commune et d’y maintenir le lien social. Organisés en « grappe » de 6 à 8 magasins sur un même territoire, ils mettent en commun les achats en faisant fonctionner le circuit court auprès des producteurs et artisans locaux. Comptoir de campagne à l’ambition d’ouvrir chaque année de nouvelles franchises afin de permettre à des entrepreneurs de créer leur emploi et devenir acteurs de l’économie locale.

https://vimeo.com/502288347%20

Moulinot, Paris, Ile-de-France

RÉUTILISER LES DÉCHETS DE LA RESTAURATION AU SERVICE DE TOUS

Constatant l’absence d’un tri adapté aux déchets alimentaires dans le secteur de la restauration, Stephan Martinez a l’idée de créer Moulinot, une entreprise solidaire de traitement des biodéchets.

Après une formation de maître-composteur en Belgique, il peut utiliser bactéries, vers de terre, déchets verts et organiques, azote et carbone nécessaires à la transformation des déchets.

Une partie de cette dernière, réalisée dans des cuves à Stains produit du biogaz utilisé en électricité et en chauffage. L’autre est traitée par lombricompostage, à l’aide de vers de terre, et fournira un engrais de qualité. « Récolté » directement chez les restaurateurs d’Ile-de-France par des salariés en insertion, ce compost « haute couture » sera redistribué aux maraîchers des alentours de la capitale et aux jardiniers amateurs sous forme de petits sacs d’engrais sur-mesure.

https://vimeo.com/475532808

Transhumance Pyrénées, Bedous, Nouvelle Aquitaine

LA SOLIDARITÉ À L’ÉCHELLE TRÈS LOCALE

Mettre en valeur le patrimoine de la Vallée d’Aspe, tel est l’objectif de Transhumance Pyrénées, hôtel-restaurant installé à Bedous dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les créateurs souhaitent à travers leur structure mettre en avant les spécificités du territoire et la culture locale, parfois délaissés au profit des sports d’hiver : pastoralisme, gastronomie, sentiers historiques, traditions écrites et orales.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la dynamique du territoire, qui a vu la réouverture d’une ligne de chemin de fer historique menant en Espagne à travers les villages des Pyrénées.

Tous les produits proposés proviennent de producteurs de la vallée d’Aspe. L’idée est d’organiser la solidarité à l’échelle très locale, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir travailler, vivre et créer du lien social dans la vallée.

https://vimeo.com/471022852

Péniche Cancale, Dijon, Bourgogne-Franche Comté

LA CULTURE ENGAGÉE DANS SON TERRITOIRE

Lieu culturel incontournable pour les dijonnais, la Péniche Cancale promeut une offre culturelle engagée. Les créateurs Côme Galley et Benjamin Magnen ont développé une salle de concert dans une péniche qu’ils ont transformée pour accueillir du public et y proposer de la restauration.

Ce « café-bistrot » propose des produits de saison et locaux en circuits courts. La Péniche Cancale rassemble différentes générations et soutien la scène artistique locale, multipliant les partenariats avec les associations locales.

Ce lieu hybride et associatif, organisé en SCIC, s’engage également sur l’insertion, mobilisant un quarantaine de jeunes en difficultés pour les former aux différents métiers de la restauration et du spectacle vivant.

Les engagements sociaux et environnementaux ne s’arrêtent pas là : la structure à conçu sa propre installation de traitement des eaux pour n’envoyer que des eaux propres dans le canal, et favorise les bio-matériaux dans son architecture.

https://vimeo.com/471059562

Revoir la saison 1

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Emergence : 50 entrepreneurs lauréats de la place en un an


Pour le 1er anniversaire de la Place de l’émergence, programme qui finance et accompagne l’expérimentation de projet de nouveaux entrepreneurs sociaux, nous avons donné la parole à 4 entrepreneurs engagés sur les 50 lauréats retenus. Le 29 octobre dernier, ils ont témoigné de leur parcours qui leur a permis de créer leur entreprise.

Retour sur l’événement en replay.

La Place de l’émergence est un programme qui permet depuis septembre 2019 l’expérimentation de projets entrepreneuriaux à fort impact en réponse aux grands défis sociaux et environnementaux. Cette première étape dans leur parcours permet à ces futurs entrepreneurs de bénéficier d’un financement et d’un accompagnement tout en leur donnant accès à un réseau bienveillant, composé d’experts et de professionnels de l’entrepreneuriat social.

 

La Place de l’émergence réunit aussi 9 partenaires financeurs du programme convaincus du rôle des entrepreneurs sociaux dans la transformation notre société : Banque des Territoires, FAPE EDF, Fondation Carrefour, Klesia, Malakoff Humanis, MAIF, Fondation MACIF, BNP Paribas et Banque de France. C’est donc un véritable collectif ou chacun joue pleinement son rôle pour accompagner le mieux possible chaque entrepreneur.

 

Pour cette première année d’activité, la Place s’est réunie 11 fois malgré les difficultés liées à la crise sanitaire. Au total, près de 200 dossiers ont été analysés pour 54 projets retenus avec une mobilisation de plus d’un million d’euros permettant l’attribution de primes allant de 10 000 à 40 000 euros.

 

Nous vous invitons à revoir cette conférence, à laquelle participaient Maxime Baduel qui représentait Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable et Pierre-René Lemas, président de France Active.


https://vimeo.com/474580371%20

Découvrez les entrepreneurs



LA BUTINERIE

Une Maison des Alternatives Alimentaires

Pantin

Née d’une envie de donner aux Pantinois l’accès à des produits alimentaires de qualité et d’accompagner chacun vers le bien-manger, la Butinerie a vocation à devenir un tiers-lieu. Il proposera une offre de biens et services intégrés : distribution en circuit court, formations culinaires à prix modiques, ateliers collectifs et individuels de conseils d’experts-santé, conférences et débats sur la transition écologique.

Lauréate de la Place de l’émergence en janvier 2020, la structure a bénéficié dans ce cadre de l’accompagnement de France Active pour se structurer (financement et programmation) ainsi que d’une prime de 10 000€ de la fondation Carrefour, ce qui lui a permis de réaliser depuis de belles avancées.
Le projet, porté par un collectif fort et soutenu par la ville devrait contribuer à la dynamisation du territoire par les emplois (3 ETP) qu’il espère créer et parce qu’il veut rendre les habitants des quartiers (notamment les prioritaires de la ville) parties prenantes de la démarche globale d’amélioration de la santé par l’alimentation.

Aujourd’hui, la Butinerie, qui s’est constituée en SCIC a pu signer un bail en juin, recruter un directeur, démarrer des activités hors les murs (comme la distribution de paniers bio) et lancer ses travaux en vue d’une ouverture grand public début 2021.


Site internet

LES DRÊCHEURS URBAINS
Collecte et valorisation des résidus de malt issus du brassage de la bière
Seine Saint-Denis et Région parisienne

Chaque jour, à Paris et dans la petite couronne de la capitale, ce sont près de 10 tonnes de drêches (résidus du malt issus du brassage de la bière) qui sont jetées par les brasseries artisanales urbaines. Il s’agit pourtant d’un superaliment. Face à ce constat, Lise Couturier et Benoît Cicilien ont décidé de réagir pour collecter ces drêches et limiter et valoriser les déchets par la production d’un aliment durable et local : une farine spéciale alimentaire, naturellement riche en protéines.

Pleinement inscrit dans l’économie circulaire, ce projet voit grand puisqu’il ambitionne l’obtention des labellisations ESUS et AB, l’usage de transports verts, le recours à des emplois d’insertion ou adaptés ainsi que la création d’emploi non délocalisables dans le département de la Seine-Saint-Denis. C’est ainsi qu’il a emporté l’assentiment de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts) et de la MAIF et été primé à hauteur de 20 000€ en février 2020, coup de pouce nécessaire pour assurer des actions de recherche et développement comme la réalisation de nombreux tests (mobilité douce en triporteur électrique, température optimale de séchage des drêches, essais culinaires, machines).

Aujourd’hui, grâce à l’accompagnement de la Place de l’Emergence et d’un réseau constitué, la phase d’émergence est terminée pour l’entreprise qui s’est créée en mars. Les deux gérants ont pu se verser leurs premiers salaires, mener la R&D des premiers produits à son terme, préparer la communication, le packaging, faire les investissements pour débuter la production. La vente en direct a commencé sur des petits volumes en attendant la production plus massive prévue sur 2021.


Site internet

GRAINES DE L’AIN
Valorisation des céréales anciennes
L’ouest de l’Ain et peut-être le Grand Lyon

Graines de l’Ain est une association d’agriculteurs et de boulangers, née en 2016 avec pour mission la conservation, l’expérimentation et la valorisation des variétés anciennes de blé. Afin de tester collectivement différentes semences paysannes, agronomiquement et en panification, augmenter la résilience des fermes de l’Ain face aux évolutions météorologiques, climatiques et sanitaires, la structure veut construire une filière courte pour permettre le stockage et la transformation collective du blé en farine ainsi que la proposition à la vente de farines de blés anciens, bio et locales.

Ce projet s’inscrirait dans la tendance actuelle de recherche de qualité et de traçabilité pour le consommateur, d’autant que les agriculteurs investis dans le projet s’inscrivent dans un mode de production biologique et une démarche d’agriculture paysanne et aurait un impact positif plus large. Il a pour ambition d’améliorer la situation des paysans, leur autonomie, leur rémunération, développer les liens sociaux des agriculteurs entre eux et avec les consommateurs avec le circuit cour, permettre la préservation du patrimoine agricole.

Ce projet innovant et dynamisant pour le territoire de l’Ain a convaincu en février 2020 trois partenaires – BNP – Paribas, Fondation d’entreprise Carrefour et Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts) – et obtenu une prime de 23 500,00 € qui devrait permettre à Graine de l’Ain de se lancer prochainement, et si l’expérimentation est concluante, pourquoi pas d’inspirer un essaimage sur d’autres territoires ?

ÉCOLE INCLUSIVE FUTUROSCOPE
Formation de publics éloignés de l’emploi aux métiers du numérique
Bassin économique du Futuroscope, Vienne (86)

Pour les personnes en situation de handicap, l’accès à la formation est compliqué, et celui à l’emploi, encore davantage : cette population est deux fois plus touchée par le chômage et subit globalement un faible niveau de qualifications. Face à ce constat et en cohérence avec la loi 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel”, Nicolas Bardoux, éducateur spécialisé a l’idée de créer une école inclusive formant aux métiers numériques un public éloigné de l’emploi dont une majorité de personnes en situation de handicap, dans la zone économique du Futuroscope.

Le projet vise à individualiser les parcours de formation par rapport aux capacités d’apprentissage de chacun (ex : temps partiel – visuel – auditif – méthode répétitive…) et proposer des parcours d’alternance, via des contrats d’apprentissage avec les entreprises locales ; une façon d’améliorer l’employabilité des PSH dans un secteur en demande de main d’œuvre. Il est une réponse locale d’inclusion et permettra peut-être à terme la réplique du modèle de formation vers d’autres secteurs d’activité, il répond à un vrai enjeu de lutte contre les discriminations professionnelles

Lauréate en avril 2020, financée par nos partenaires Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts), Malakoff Médéric Humanis et KLESIA à hauteur de 25 000€, la structure doit encore travailler à une connaissance plus fine des besoins du territoire, préciser l’adaptation des parcours de formation et clarifier les coûts.

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