1 jeune sur 2 souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat et, pour beaucoup dans un projet d’entreprise engagée !

BAROMETRE JEUNES ET CREATION D’ENTREPRISE

Sondage OpinionWay pour France Active

France Active renforce son accompagnement

 

Paris, le 17 février 2022

3 ans après son dernier baromètre consacré aux jeunes et à la création d’entreprise, France Active et OpinionWay1 viennent de les sonder à nouveau. Ces 2 années de pandémie ont-elles renforcé cette envie d’entreprendre des jeunes ? Sont-ils plus inquiets ou plus confiants pour se lancer ? Quels vœux souhaitent-ils réaliser via la création d’entreprise ?

Si la crise a visiblement boosté l’envie des jeunes de lancer leur propre entreprise, elle a aussi renforcé les craintes et la conscience du risque que cela représente. Une situation qui donne tout son sens à la mission de France Active qui vise à la fois à accélérer le passage à l’acte et la réussite des plus ambitieux tout en protégeant mieux les plus fragiles.

47 % des jeunes de 18 à 30 ans veulent créer leur entreprise, 65% pour contribuer à changer le monde !

La pandémie a eu un effet paradoxal sur la motivation à créer sa propre entreprise.

D’un côté, elle a véritablement boosté l’envie d’entreprendre des jeunes : aujourd’hui, 47% des 18-30 ans déclarent avoir envie de créer leur propre entreprise, soit 5 points de plus qu’en 2019. Les 18-24 ans sont même 53% à le souhaiter, soit un bond de 14 points !

Une envie tirée par l’envie de liberté et d’indépendance, premier moteur de la création d’entreprise qui est citée bien avant toute autre motivation. Notons d’ailleurs, que les jeunes sont de moins en moins attachés au statut de salarié, avec 36% des jeunes de 18-24 ans préfèrent désormais le statut d’indépendants.

Mais cette crise a également largement renforcé la crainte de l’échec (41% vs 34%). Les jeunes ont aujourd’hui une conscience beaucoup plus forte des risques liés à la création d’entreprise. Ils mettent davantage en avant leur manque d’expérience parmi les risques (+ 10 points !). L’insécurité de l’emploi qui va de pair avec l’entrepreneuriat, les inquiète (+ 7 points).

La crainte liée au financement reste la plus importante : ils sont encore 43% à hésiter à se lancer pour des raisons financières, un taux qui baisse néanmoins de 12 points par rapport à 2019.

A quoi sert la création d’entreprise ? Pour 65 % des jeunes (vs 60% avant la crise), il s’agit avant tout d’un moyen de faire bouger le monde. En 2022, ils sont 31% à envisager un modèle où tous les salariés seraient décisionnaires (type SCOP), 29% seraient prêts à se lancer dans une entreprise capable de créer du lien social et de contribuer au développement de leur territoire et 27% à privilégier un projet lié au développement durable ou à l’environnement.

France Active accélère son action auprès des jeunes et notamment les plus fragiles

En 2021, France Active a accompagné environ 8 600 jeunes de moins de 30 ans dans leur projet d’entreprise. Un record !

Pour répondre à l’augmentation des sollicitations et sécuriser au mieux les jeunes dans leur projet, France Active a multiplié les actions auprès d’eux sur 3 axes :

Le renforcement du Pacte Création pour les jeunes en difficulté

France Active a renforcé son Pacte Création, notamment pour les jeunes sans emploi et/ou issus des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville ou encore des territoires ruraux les plus isolés qui ont un projet de création d’entreprise. Ils peuvent bénéficier d’un Pacte Création enrichi :

  • De solutions de financement et des garanties de France Active.
  • De sessions didactiques à la création d’entreprise via des webinaires, ateliers etc., autour de 3 axes : pédagogie financière, protection sécurisation, sensibilisation au numérique.
  • D’une prime de 3 000 € pour faciliter le lancement de leur projet (sous réserve des conditions d’éligibilité).

Cet appui renforcé aux créateurs est rendu possible grâce à l’appel à projet inclusion par le travail indépendant du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

⇒ L’objectif est de permettre à 4000 jeunes porteurs de projet en situation de fragilité de créer leur entreprise, entre septembre 2021 et fin 2022.

Le Pacte Emergence pour valider une idée d’entreprise

France Active favorise l’émergence de nouveaux entrepreneurs sociaux en leur donnant les moyens de concrétiser leurs projets en le challengeant sur son modèle économique, jusqu’à la construction de sa stratégie de financement, et à la prise en charge financière des phases d’étude ou de test, grâce aux partenaires privés (entreprises et institutions).

⇒ En 2022, l’objectif est d’accompagner d’au moins 500 projets d’innovation sociale au stade de l’émergence, au niveau national comme dans les territoires.

Soutenir le développement des entreprises d’insertion A travers son métier d’investisseur, France Active agit en faveur du développement économique des Entreprises de l’Economie sociale et solidaire, en particulier les entreprises d’insertion. Son intervention vise à préserver leur recherche d’utilité sociale, ici plus particulièrement pour permettre aux jeunes de s’insérer dans un parcours de professionnalisation, et de leur donner les moyens de se développer en toute sérénité.

Pierre-René LEMAS

Président de France Active

Ces résultats sont en phase avec ce qu’expriment les jeunes entrepreneurs que nous soutenons. Jamais ils n’ont été aussi nombreux à vouloir se lancer dans l’entrepreneuriat tout en s’engageant dans un projet utile et porteur de sens. C’est l’économie de demain qui se prépare aujourd’hui avec eux !
Depuis la crise, nous avons particulièrement renforcé notre soutien auprès des jeunes en difficultés. Pour beaucoup, l’entrepreneuriat est La solution pour retrouver la confiance et une place digne de ce nom dans la société. Notre rôle est de les sécuriser afin que cette insertion par l’entreprise soit une aventure positive et durable.

4 exemples de jeunes accompagnés par France Active

Antonin Fontenas pour Appolon Hifi

Antonin a mis à profit sa période de chômage pour travailler sur son projet d’entreprise. Passionné de son et de musique, il vient de créer à l’âge de 23 ans Appolon Hifi, un atelier en Touraine de production d’enceintes « parfaitement neutres, et avec des procédés de libération des vibrations ». Sa démarche s’inscrit dans une démarche éco-responsable et propose une solution d’écoute fidèle en utilisant des matériaux nobles, naturels et locaux.
Site internet

Clément Moulin pour Focus On You

Après quelques d’auto-entrepreneuriat, Clément se lance dans la création de son entreprise avec son associé Arnaud Barchoual : Focus on You. Cette société de production vidéo profitera de l’expérience des deux jeunes fondateurs du Val-de-Marne pour consolider leur modèle. Grace à l’appui de France Active Métropole, ils bénéficient des nouveaux atouts du Pacte Création : formation et accompagnement à la création d’entreprise.

Atif Saade pour O’Bokit

Atif va ouvrir tout prochainement un food truck sur le Val-de-Marne, spécialisé en cuisine caraïbéenne. Après quelques années dans la restauration, il se lance dans l’entrepreneuriat et compte bien rencontrer son public avec sa spécialité : le bokit.

Benjamin Lévy pour Camarage

Benjamin et son futur associé Yoan bénéficient du programme Emergence pour les futurs entrepreneurs sociaux. Ils testent actuellement un service de cohabitation entre générations accessible en ligne ou par téléphone :

Site internet

——————-
1 Le sondage OpinionWay pour France Active a été réalisé en février 2022 auprès d’un échantillon de 1019 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


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Le Pacte de France Active pour la création d’entreprise

Accompagner les entrepreneurs dans leur financement

 

Parce que nous sommes convaincus que la création d’entreprise n’est pas réservée aux jeunes issus des grandes écoles et à ceux qui ont le soutien de leur proche, France Active a décidé de renforcer son action d’appui et de financement à la création d’entreprise à celles et ceux qui en sont le plus éloignés.


En savoir plus sur le Pacte Création

Aujourd’hui, France Active annonce le renforcement de son Pacte Création auprès des jeunes, et notamment ceux qui sont sans emploi et/ou issus des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville ou encore des territoires ruraux les plus isolés, dans le cadre de l’appel à projet Inclusion par le travail indépendant porté par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Un renforcement qui s’adresse aussi à tous ceux qui rencontrent des difficultés dans leur parcours de créateur.
Toutes personnes ayant un projet de création d’entreprise et pour qui un tel projet pourrait être la solution pour concrétiser un projet professionnel peuvent bénéficier :

  • De solutions de financement et des garanties de France Active.
  • D’un Pacte Création enrichi sur 3 axes : pédagogie financière, protection sécurisation, sensibilisation au numérique.
  • D’une prime de 3 000 € pour faciliter le lancement de leur projet (sous réserve des conditions d’éligibilité).

Cet appui renforcé aux créateurs est rendu possible grâce à l’appel à projet inclusion par le travail indépendant du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. France Active et ses 35 associations territoriales accompagneront ainsi sur 18 mois 4000 entrepreneurs en phase de création.


https://vimeo.com/646954528

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Nouveaux présidents pour France Active Garantie et France Active Investissement





Dominique MAHÉ a été élu président de France Active Garantie le 27 mai.
Il succède à Jean-Denis NGUYEN TRONG.

Son parcours

Président de la MAIF depuis 2006

Ancien administrateur de France Active

Professeur d’Enseignement Général



Alexis MASSE a été élu président de France Active Investissement le 31 mai.
Il succède à Jean-Marc ALTWEGG.

Son parcours

Président du Forum pour l’Investissement Responsable

Délégué stratégie chez GRDF

Ancien secrétaire confédéral de la CFDT

Ancien administrateur de France Active Investissement

Inspecteur des finances

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France Active et la Fédération bancaire française aux côtés des femmes entrepreneures dans la relance


Le 5 mars 2021

France Active, acteur majeur de la finance solidaire, et la Fédération bancaire française (FBF), qui représente les banques exerçant leur activité en France, proposent un événement 100% digital, sur le thème :

« Femmes entrepreneures et engagement : comment agir pour la relance ? »


Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, et Olivia Grégoire, secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable, participent à cet événement.

Son objectif : donner la parole à des femmes pleinement engagées dans la relance, ancrées dans leurs territoires et agissant pour le lien social et l’écologie.

Pourquoi et comment se sont-elles lancées ?

Comment résistent-elles à la crise ?

Quels financements possibles pour se lancer ou se relancer ?

A toutes celles qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ou qui ont besoin d’un coup de pouce dans ce contexte de crise, cette conférence est pour vous !

Ce que veulent les femmes : entreprendre tout en s’engageant !

Un sondage réalisé en 2020 montre que 63% des femmes estiment plus motivant de créer leur propre entreprise que d’être salariées.
32% des femmes se déclarent prêtes à se lancer concrètement dans la création d’entreprise, taux qui culmine à 52% chez les 25-34 ans.
1 femme sur 3 estime même que créer sa propre entreprise permettrait de mieux gérer l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Des résultats en ligne avec l’activité des 40 associations territoriales de France Active : en 2020, près de 50% des entrepreneures financées en phase de création des femmes.

Pourtant, certaines hésitent encore à se lancer : d’après ce même sondage, la peur de l’échec est le premier frein mentionné, talonné par le manque de formation et d’accompagnement. Vient ensuite la question du financement.

Et pourtant, les banques font confiance aux femmes ! Une récente étude montre qu’en France les demandes d’emprunt bancaire des femmes entrepreneures sont plus souvent acceptées que celles des hommes. Les femmes auraient ainsi 11% de plus de probabilités d’être financièrement soutenues pour le lancement de leur entreprise.

Les entrepreneures françaises ont largement plus recours que leurs homologues européennes à l’emprunt bancaire pour lancer leur activité : 34% vs 12% pour les Hollandaises et 18% pour les Allemandes.

France Active et la Fédération bancaire française mobilisés pour faciliter l’accès au financement

En 2020, France Active a accompagné 30 000 entrepreneurs. Chaque entrepreneur bénéficie d’une démarche d’accompagnement adaptée, en matière de conseil et de recherche de financement : tout est conçu pour optimiser leurs chances de succès. A travers ses 40 associations territoriales, France Active s’implique pour soutenir les femmes entrepreneurs, grâce à du mentoring ou des dotations. Sur la phase de création, un entrepreneur financé sur deux est une femme, un ratio constant depuis près d’une dizaine d’année.

Les banques sont pleinement conscientes de la nécessité de prendre en considération les spécificités des dynamiques entrepreneuriales féminines et d’accompagner les femmes qui se lancent. Le financement de l’économie et des entreprises est la première priorité stratégique des banques en France. Le taux d’accès au crédit des femmes entrepreneures se situe à un niveau très élevé dépassant les 95% pour les femmes.


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Pierre-René Lemas

Président de France Active

A travers l’ensemble de ces initiatives, nous défendons l’équité dans la capacité à entreprendre. Nous avons fait nôtre la grande cause quinquennale de l’égalité femmes-hommes du président de la République : que toute femme qui le souhaite puisse créer ou reprendre une entreprise, avec les mêmes ressources, les mêmes chances de succès et de pérennité que l’ensemble des entrepreneurs. Cet engagement est d’autant plus fort au regard de la crise que nous traversons.

Philippe Brassac

Président de la FBF

Depuis 1 an, nous traversons une crise sanitaire inédite qui impacte très fortement notre économie. Cependant, avec force et détermination, de très nombreuses entreprises, et leurs collaborateurs, maintiennent leur activité et font que notre économie résiste. Les 360 000 collaboratrices et collaborateurs des banques, partout en France, les accompagnent en proximité. L’entrepreneuriat, et l’entrepreneuriat féminin en particulier, sont de formidables relais de croissance, des vecteurs d’emplois que nous devons encourager. Toujours plus d’entrepreneures pour la relance, c’est pour cela que nous nous engageons à soutenir leurs projets sur tous les territoires.


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Entrepreneurs, les solutions pour faire face : la boite à outils France Active

 

France Active publie sa boite à outils pour répondre à toutes les questions que se posent les chefs d’entreprises face à la situation sanitaire et économique actuelle. Dans un soucis d’exhaustivité, elle regroupe les mesures visant à aider les entreprises fortement impactées, mises en place par les acteurs du secteur de l’entrepreneuriat et de la puissance publique .

Pour vous en faciliter la lecture, elles sont organisées en trois rubriques avec leur sommaire.

Une version pdf compilant l’ensemble, est disponible au téléchargement.

Télécharger la Boite à outils


Découvrir les mesures de soutien
de France Active

Les banques
Le Prêt garanti par l’Etat (PGE)
Les aides de la Caisse des Dépôts – Banque des territoires
Les aides de Bpifrance
Les mesures de soutien de France Active
Le Fonds de solidarité
Les dispositifs de prêts du CODEFI
Le renforcement des financements par affacturage
Les plateformes de financement participatif
Les subventions de l’Assurance maladie
Les aides à l’embauche

L’activité partielle (ou chômage partiel)

L’activité partielle de longue durée

Le FNE Formation

Les exonérations et reports de cotisations sociales (payables auprès des Urssaf)

Les reports et remises d’échéances fiscales (impôts)

Le remboursement accéléré des crédits d’impôts

Les allègements de charges

La commande publique

Les principales dispositions pour l’ESS
Autres initiatives et ressources dédiées à l’ESS
Les réseaux de bénévoles
La cellule de soutien psychologique
Les aides de la CG Scop (pour les Scop et les Scic)
L’inclusion vers l’emploi – IAE et handicap
Le secteur “culture”
Le secteur “tourisme”
Le secteur social, sanitaire et médico-social
Le secteur sportif
Liste des “commerces fermés administrativement”

Date de mise à jour de la boite à outils : 26/04/2021

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Événement live : Les Femmes à La Relance

 

La Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, est l’occasion de porter la cause des femmes qui entreprennent. Elles sont aujourd’hui nombreuses à créer leur activité et à diversifier les engagements.

Dans un contexte de crise, mais aussi de redirection de l’économie vers un modèle durable, quelle place pour les entrepreneures dans la relance ?

Comment les femmes entrepreneures font-elles face à la crise ?

Quels sont les financements possibles pour sécuriser leur activité ?

Comment réussir à poursuivre et développer son projet en cette période tout en préservant l’emploi de sa structure ?

Comment s’engager sur les questions sociales et écologiques ?

Autant d’enjeux pour les entrepreneures aujourd’hui.

C’est toute l’ambition de la conférence « Femmes entrepreneures et engagement : comment agir pour la relance ? » que d’apporter des réponses concrètes et des témoignages inspirants pour toutes celles qui s’engagent pleinement sur leur territoire.

Portée par la Fédération bancaire française et France Active, cette conférence sera organisée avec le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances et le secrétariat d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable. Autrement dit des acteurs pleinement mobilisés sur le sujet : parce que le droit d’entreprendre, c’est aussi celui des femmes !

L’événement se déroulera le 5 mars dans les locaux de la Fédération bancaire française, sous forme digitale. Il sera retransmis sur les plateformes des contributeurs et orchestré par un animateur. Il réunira :

  • Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances,
  • Olivia Grégoire, secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable,
  • Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française,
  • Pierre-René Lemas, président de France Active,
  • Maya Atig, directrice de la Fédération bancaire française,
  • et 3 entrepreneures.


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UrgencEss : 30 millions pour les associations et petites structures de l’ESS

 

Face à la crise que traversent les petites structures de l’Economie sociale et solidaire, le secrétariat d’Etat à l’Economie sociale, solidaire et responsable vient de créer un fonds de soutien pour les accompagner à maintenir l’emploi et le lien social qu’elles produisent dans les territoires.
Pour déployer au mieux ce fonds dans tous les territoires le Secrétariat d’Etat a choisi le réseau France Active et ses 40 associations territoriales. Si vous souhaitez en bénéficier : urgence-ess.fr

1) UrgencEss pour les petites structures

Le fonds vient compléter les aides existantes pour les petites structures qui en sont parfois exclues. Sont ainsi éligibles les structures :

Dont la taille est comprise entre 1 et 10 salariés

Qui appartiennent au champ de l’Économie sociale et solidaire, au sens de la loi de 2014 relative à l’ESS :

  • Les associations,
  • Les coopératives,
  • Les entreprises agréées ESUS (Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale),
  • Les entreprises du champ de l’insertion par l’activité économique (EI, ACI, AI, EA, ESAT…)
  • Les entreprises ayant inscrit dans leurs statuts les principes de l’Economie sociale et solidaire.

2) Un fonds déployé rapidement partout

Le fonds est déployé à compter 25 janvier 2020 partout en France via un formulaire de contact unique : urgence-ess.fr.
Les structures concernées peuvent y déposer leurs demandes, et après étude et acceptation du dossier, sont redirigées vers les associations de France Active qui les accompagnent au plus près de leurs besoins et les connectent avec les acteurs de leurs territoires utiles à leur relance.
Le fonds UrgencESS proposera à ces structures une aide ponctuelle, sous forme de primes, d’un montant forfaitaire en fonction du nombre de salariés :

5000 € pour les structures de 1 à 3 salariés,

8000 € pour les structures de 4 à 10 salariés.

L’objectif : contribuer à la relance et à la préservation des emplois des structures de l’ESS

3) Votre structure correspond aux critères et vous avez besoin de ce fonds d’urgence ?

Rendez-vous sur le site : urgence-ess.fr pour déposer votre demande.

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Un noël 2020 placé sous le signe de l’éco-responsabilité ?


Les entreprises soutenues par France Active ont la solution !

La pandémie de Coronavirus est venue bouleverser les certitudes et les pratiques des Français en matière de consommation responsable.
78% des Français ont la volonté d’adopter une consommation plus responsable et de limiter le gaspillage lors des fêtes de fin d’année révèle un sondage Harris Interactive. Un mouvement de fond sur leur manière d’acheter, de se déplacer et d’habiter, initié depuis quelques années, est aujourd’hui plébiscité.

Les préoccupations des citoyens, dans chaque territoire, peuvent trouver des réponses durables et pérennes, grâce aux entreprises soutenues par France Active qui répondent à ces enjeux.

Zoom sur 8 exemples d’initiatives responsables

Consommation durable

ÉCHANGES PAYSANS 05

Structurer les filières agricoles dans les Hautes-Alpes, c’est l’action d’Echanges Paysans, plateforme de mise en relation entre producteurs et professionnels, travaillant la logique de circuit-court et de traçabilité. Leurs livraisons, de plus en plus nombreuses, de fromages, yaourts, viande dans les lycées et épiceries paysannes des Bouches du Rhône, Alpes maritimes, Var revisitent les échanges d’autrefois entre les vallées de montagnes et les grandes villes de Provence Alpes Côte d’Azur.

WE DRESS FAIR

Plateforme de mode éthique basée à Lyon, We Dress Fair réunit des marques responsables choisies selon des critères précis (biologiques, recyclées, naturelle, made in France, et vegan). Elle permet également de connaître les différents impacts de l’industrie textile et d’éduquer les consommateurs.

ETHIKIS
Face au gaspillage et à la durée de vie trop faible des produits industriels, deux toulousains ont décidé de créer un label « longue durée », le label Longtime® qui apporte l’assurance que les produits porteurs du label sont fiables et réparables, en rupture avec l’obsolescence programmée.
Grâce à ce servive, le consommateur peut en un clic trouver un produit d’électroménager, d’informatique ou tout type d’outils labellisé LongTime, afin d’être sûr d’acheter un produit durable.

Les nouvelles mobilités

ECOV

Faire du covoiturage un transport public, palliant le manque de desserte dans les territoires, tout en limitant son impact carbone et favorisant le lien social, c’est l’objectif d’Ecov. Son métier ? Opérer pour le compte des collectivités des réseaux de covoiturage pour les trajets du quotidien.

CYCLES RE
Allier insertion et mobilité douce à vélo, c’est le travail quotidien de Cycles-Re, association toulousaine d’insertion, de réparation et de seconde-main. Elle propose de donner une 2nde vie aux vélos cassés ou abandonnés et ainsi prolonger la durée de vie de l’objet. En achetant local dans une structure de réemploi, le consommateur participe à un projet qui vise à économiser les ressources et évite des déplacements importants sachant que la majorité des cadres de vélos sont fabriqués hors de l’UE dans les pays d’Asie.

Le lien social dans les territoires

LE THÉ À COUDRE

Lieu de vie à Grenoble, le Thé à Coudre est un projet engagé et porteur de lien social. Le café propose des boissons et des gourmandises (sucrées ou salées) cuisinées sur place avec des produits majoritairement bios, de saison et locaux. Dans la période actuelle, tout est proposé en vente à emporter.
L’atelier est aussi un espace ou l’on peut apprendre à créer et à réparer des vêtements et accessoires sur mesure, créatifs et durables Le Thé à Coudre est enfin un espace festif d’échange et de partage autour des travaux d’aiguilles, de la récup’ et du “consommer autrement”.

COMPTOIR DE CAMPAGNE

Les commerces de proximité, et avec eux, une partie du lien social, disparaissent progressivement dans les villages. Comptoir de Campagne constitue un modèle en local et circuit court pour palier le problème. Et une solution pour demain !
L’entreprise implante dans les villages des magasins COMPTOIR DE CAMPAGNE qui commercialisent des produits locaux en circuit-court, mais aussi tout un panel de services de proximité (La Poste, transports en commun, cordonnerie, pressing, gaz, colis, presse, etc.). Elle propose aussi une offre de petite restauration.

LA PÉNICHE CANCALE 

Lieu associatif prisé des dijonnais, la péniche Cancale promeut une vie culturelle et gourmande locale riche, tout en se fixant des objectifs d’insertion, de réduction des déchets et de développement des circuits-courts pour les fournisseurs.
Amarrée au Port du Canal de Dijon, ouvert tout au long de l’année, on peut y venir pour écouter un concert, boire un coup, pour danser sur les sons d’un bon Dj, pour grignoter, participer à une animation culinaire, en famille, avec des amis ou quelques collègues.


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Les territoires, terreau de coopérations fertiles




Durant la crise sanitaire, de nombreuses initiatives solidaires et locales ont fleuri partout en France, donnant un coup de projecteur nouveau sur le potentiel d’innovation des territoires et leur capacité à créer des manières inédites de coopérer. Avec désormais un enjeu : faire fructifier et soutenir cette créativité pour passer d’une réponse d’urgence à une dynamique pérenne et consolidée.

Portage de repas aux plus fragiles, organisation de circuits courts, production de masques ou de visières par des communautés makers… Autant d’exemples d’actions spontanées qui se sont organisées en un temps record pour répondre aux nouveaux besoins des populations. Leur point commun ? Leur caractère hybride tant elles ont associé acteurs publics, citoyens, TPE et PME, associations et bien sûr entrepreneurs engagés.

L’émergence de nouvelles formes de collectifs

Le département Pas-de-Calais a ainsi été à l’origine d’une coopération encore jamais vue entre ateliers textiles du territoire. Bénédicte Messeanne-Grobelny, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’ESS, raconte : « Au printemps, brutalement, nous avons été confrontés à deux problématiques : les entreprises locales connaissaient un ralentissement d’activité et avaient besoin de soutien. Parallèlement, nous avions à produire en masse des masques pour la population. Nous avons donc décidé d’apporter une double réponse en mettant en relation cinq structures d’insertion pour assurer en commun une commande de 90 000 masques sur six mois. »

Les ateliers Vestali font partie de ce collectif créé pour l’occasion. Hélène Maréchal, sa directrice, témoigne : « Au début de la crise, chaque structure avait été sollicitée individuellement pour produire des masques. Mais personne n’avait tous les tenants et aboutissants. Quels tissus utiliser ? Quels élastiques ? Comment s’approvisionner alors que la matière première manquait ? Comment répondre à toutes les demandes ? Avec ce collectif, nous avons mutualisé nos forces. Nous avons eu plus de poids pour négocier les prix, obtenir les fournitures, se répartir la production en fonction des effectifs de chacun. » La communication et l’entraide entre chaque entreprise s’installent vite, mais ce collectif nécessite aussi un accompagnement pour structurer ses fondamentaux.

C’est ainsi que Pas-de-Calais Actif est intervenu en tant que « facilitateur », comme l’explique son directeur adjoint, Benoît Bara : « Normes à respecter, calcul du prix, coût de revient… Les entreprises avaient besoin d’être accompagnées sur ces aspects. Nous les avons ainsi aidées – en coopération avec le département – dans la rédaction d’un cahier des charges en vue de la sélection de deux cabinets de conseil qui sont venus en soutien, puis dans le suivi de cet accompagnement. » Au final, cette action collective a été bénéfique pour tous les acteurs impliqués. « Cela prouve une fois de plus que les acteurs de l’ESS sont cruciaux pour relever les défis en période de crise. Et cela confirme aussi que, quand l’ESS est abordée comme un sujet transverse, tel que c’est le cas au sein des différents services du département, des coopérations inédites de ce type peuvent vraiment voir le jour », précise Bénédicte Messeanne-Grobelny.

Toute la question est désormais d’inscrire cette initiative dans la durée. C’est ainsi que les cinq ateliers travaillent désormais avec Pas-de-Calais Actif et les mêmes cabinets conseil pour poser les bases de la construction d’une filière textile ESS à l’échelle du département qui pourrait progressivement s’élargir à d’autres structures, telles que les ESAT et les entreprises adaptées.
« Des actions de plus grande envergure pourraient voir le jour. Je pense par exemple à notre projet de confection école que nous avons chez Vestali. Pour le moment, nous sommes un peu limités car nos locaux sont trop petits. Avec cette filière, nous pourrions mutualiser. C’est un vrai enjeu car l’idéal serait ainsi de convaincre des industries textiles de se réimplanter sur le territoire grâce à ce vivier de personnes compétentes présentes localement », conclut Hélène Marechal.

L’innovation au cœur des territoires

La créativité des coopérations n’a pas attendu la crise pour s’exprimer, notamment grâce à certains dispositifs qui ne cessent de se développer. À l’instar des SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif), CAE (coopératives d’activité et d’emploi), PTCE (pôles territoriaux de coopération économique – voir encadré) qui misent sur une gouvernance partagée ainsi que la mutualisation et l’hybridation des approches pour revitaliser les territoires, quels qu’ils soient.

Phares, sur l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en est un exemple emblématique. Ce collectif est né de la volonté d’habitants déterminés à apporter des réponses innovantes aux difficultés socio-économiques de leur territoire. En 2001, l’idée se concrétise avec l’acquisition par l’association Halage – soutenue par France Active – d’un bâtiment de trois étages qui accueille aujourd’hui une vingtaine de structures associatives, coopératives et commerciales qui travaillent toutes sur les questions des populations marginalisées ou sur l’aménagement du cadre de vie et de l’environnement. « Nous sommes un peu un “HLM de l’ESS“, affirme Stéphane Berdoulet, son co-gérant également co-directeur de Halage. Ensemble nous maximisons nos énergies, ce qui multiplie ainsi l’impact de nos actions en faveur du développement local. Et surtout il n’y aura jamais un Phares n° 2 ou n° 3 car tout dépend de nous, à un moment donné, sur un territoire donné. Nous sommes un écosystème territorial. » Prochains défis pour le collectif : construire deux étages supplémentaires à leur immeuble en utilisant uniquement des ressources de l’ESS et de l’insertion ainsi que les compétences du territoire.

L’association Halage, quant à elle, se lance dans un vaste projet de reconversion de friche urbaine de 3,6 hectares, au bout de l’île Saint-Denis, Lil’Ô. « Ce sera l’unité de lieu et de temps de tout ce qu’on sait faire avec une plateforme de compostage électromécanique, une ferme florale, un travail sur la terre et le traitement des sols. Cela deviendra aussi un lieu d’éducation populaire car nous ferons s’y rencontrer habitants et chercheurs », explique Stéphane Berdoulet.

Ces coopérations hybrides sont en effet propices à l’expérimentation de nouveaux modèles. Les Champs des Possibles, installé en Seine-et-Marne, l’illustre également en étant à la fois une couveuse – pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs dans la région – et une coopérative d’activités agricoles pour mutualiser les outils, les services et même les risques entre ses membres (voir Walter n° 23, p. 4-5). « Ni les couveuses d’activité, ni les CAE étaient des modèles pensés pour les métiers agricoles ou artisanaux. Nous avons donc dû nous inspirer de ce qui se faisait dans d’autres secteurs mais tout en les adaptant à nos spécificités via des espaces tests », explique Sylvain Péchoux, son co-gérant. « Notre modèle économique reste à consolider eu égard au poids important du capital d’exploitation nécessaire aux activités de production agricole et de transformation alimentaire. La coopérative articule investissements et financements privés et publics avec l’objectif de libérer des marges de manœuvre pour améliorer les revenus dans ces métiers essentiels mais peu valorisés », précise-t-il. Car, finalement, ces nouvelles coopérations sont aussi une nouvelle manière de penser les équilibres entre les différents acteurs – qu’ils soient publics ou privés.

La relation publique-privée réenrichie

Stéphane Berdoulet, de Halage, plaide ainsi pour un PPPP « c’est-à-dire un partenariat public-privé auquel il faut ajouter les P de “population” et celui de “pédagogie” – c’est-à-dire une forme de relation qui n’est pas celle d’un commanditaire-prestataire, mais qui adapte les réponses à des diagnostics renouvelés et en phase avec les vrais besoins locaux. »

Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), le confirme : « La propension des acteurs publics et privés à coopérer, à s’entendre, se coordonner, intensifier leur relation est un marqueur fort des territoires résilients et réactifs. C’est ce que les sociologues appellent le “capital social“. » Ces nouveaux circuits relationnels sont d’ailleurs porteurs pour l’après-crise. Nicolas Portier poursuit : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à un choc de demande et d’offre sans équivalent. Une option est que tout le monde s’attende et que rien ne bouge. Une autre est, au contraire, celle de la confiance mutuelle. Et dans cette dynamique, où tout est interdépendant, les acteurs publics locaux ont un rôle d’entrainement majeur. Les communes et les intercommunalités représentent à elles seules 50 % de la commande publique française. Ce sont donc des maillons essentiels pour entraîner tout l’écosystème local et amplifier ces dynamiques de communautés solidaires. »

La connexion comme nouvel enjeu stratégique

Pour Denis Dementhon, directeur général de France Active, toutes ces initiatives collectives permettent de tirer un enseignement clé : « Au-delà des solutions concrètes mises en œuvre, il apparaît de plus en plus fortement que les entrepreneurs ont besoin de connexions, soit de pairs à pairs, soit avec des acteurs vitaux de leur territoire. La crise nous a ainsi appris que cette capacité à mobiliser les réseaux et à faire naître des interactions devait être autant travaillée que l’accompagnement financier. » Forte de son réseau territorial et de ses 40 000 entrepreneurs engagés soutenus, France Active s’engage donc à intégrer encore plus fortement cette dimension au sein de ses offres. « Bien sûr, cette connexion ne peut se décréter au niveau national, sur un paperboard, complète-t-il. Elle ne peut émerger qu’au niveau des acteurs de terrain. C’est pourquoi, dans cette dynamique, nous avons décidé de faire confiance aux réseaux territoriaux car ce sont eux les terreaux fertiles de ces nouvelles formes de coopération. »

  • 3439 coopératives actives en Francedont 974 SCIC
    (Confédération générale des SCOP – 2019)
  • 160 PTCE en France en 2017 (Le Labo de l’ESS)
  • 15% des Coopératives d’activité et d’emploisont implantées en zone rurale
    (Projet Tressons (Territoires ruraux et ESS, Outils et Nouvelles Synergies) piloté par l’Avise et RTESS – ESS et ruralité)
  • 70 espaces tests agricolessur l’ensemble du territoire national réunis au sein du RENATA

Le décloisonnement, version PTCE

Les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) ont été définis en 2009 au sein du groupe de travail Territoires du Labo de l’ESS puis reconnus par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire. Leur objectif est de favoriser les coopérations économiques, mutualiser les savoir-faire et décloisonner les approches entre les acteurs locaux de l’économie privée, de l’ESS, du secteur public, de la recherche, de la formation, au service de projets économiques innovants de développement local durable. À la clé, la création d’emploi, la structuration de filières et la revitalisation durable des territoires. → Pour en savoir plus

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