Microcrédit personnel – Retour sur le partenariat entre la délégation du Secours Catholique de Savoie et France Active Savoie Mont-Blanc

Retour sur un partenariat solidaire

 

Depuis décembre 2020, la délégation du Secours Catholique de Savoie propose, en partenariat avec France Active Savoie Mont Blanc, l’accompagnement à la réalisation d’un microcrédit personnel. 

 

Ces prêts d’une valeur de 300€ à 5000€ peuvent servir à financer un véhicule, une formation, du mobilier, … Ils sont destinés à toute personne éloignée du système bancaire classique qui souhaite faire un prêt pour répondre à ses besoins.

 

L’équipe du Secours Catholique est disponible pour vous écouter, vous accompagner, mais aussi vous orienter en fonction de vos besoins vers les acteurs de nos territoires et nos équipes.

France Active Savoie Mont-Blanc assure par la suite une mission d’intermédiation bancaire des dossiers de microcrédit personnel pour le compte du Secours catholique.

Ce partenariat, très efficient, permet d’augmenter le nombre de microcrédits accordés.

 

Le Secours catholique en Savoie, c’est près de 500 bénévoles qui peuvent vous accompagner dans votre accès au droit, votre cheminement vers l’emploi, un appui alimentaire, l’apprentissage du français, l’accompagnement scolaire, …

 

Une personne accueillie et désormais bénévole au Secours Catholique nous témoigne Bien sûr, on peut avoir besoin d’une aide matérielle pour passer un mauvais moment, mais au Secours Catholique, je me suis surtout sentie “capable” et ça, c’est quelque chose

 

Vous pouvez contacter l’équipe microcrédit du Secours Catholique au  06 19 72 82 71 ou bien par mail à microcredit.savoie@secours-catholique.org

 

 

 

Consommation, l’heure du changement ?



Seconde main, vrac, labels éthiques… Partout en France, de nouveaux modes de consommation émergent, plus soucieux de l’environnement et de l’utilité sociale. Effet de mode ou vraie tendance de fond ? Pour faire pencher la balance vers la deuxième option, un seul levier : la prise du pouvoir par le consommateur citoyen.
Plusieurs indicateurs témoignent d’un changement dans les attentes et les comportements des consommateurs. Pierre Galio, chef du service Consommation et Prévention de l’ADEME, met en exergue une tendance forte : « Lorsqu’on demande aux Français ce qu’est pour eux consommer de manière responsable, la réponse “consommer moins” arrive de plus en plus fréquemment – c’est-à-dire ne plus consommer de produits ou services superflus, ou réduire tout simplement sa consommation. » Ainsi, 86 % des Français disent vouloir vivre demain dans une société où la consommation prend de moins en moins de place . « Le modèle de consommation actuel – celui qui a posé ses bases dans l’immédiat après-guerre et qui pense essentiellement en volume – est sérieusement remis en question. »

Des alternatives concrètes

Consommer moins et mieux est devenu le credo de nombreuses aventures entrepreneuriales. À l’instar de WeDressFair, soutenu par France Active, boutique physique à Lyon et e-shop proposant une mode responsable – tant d’un point de vue environnemental que sociétal. Son principe : celui du buycott, c’est-à-dire un boycott positif en refusant de consommer trop de vêtements et en orientant la consommation restante sur des achats durables, éthiques et solidaires. « Il ne s’agit pas de consommer plus de mode éthique, mais moins de mode, et de la mode éthique, éclaire Marie Nguyen, sa fondatrice. Nous ne sommes pas dans un modèle de croissance infinie. »
Réfléchir à son acte d’achat et à son besoin réel est au fondement des boutiques vrac qui se développent partout en France – et à un rythme exponentiel ! Johanna Le Mau, fondatrice d’Ô Bocal à Nantes, également soutenue depuis le départ par France Active, peut en témoigner. Quand elle démarre le projet en 2016, elle a tout d’une pionnière. Son équipe est réduite et sa boutique propose une offre inédite dans la ville. Quatre ans plus tard, Ô Bocal, c’est désormais deux magasins en centre-ville, 12 salariés et une offre qui s’est très largement étoffée (entre les produits d’alimentation, d’hygiène, d’entretien de la maison, accessoires, etc.), tandis que ses clients se sont également diversifiés (particuliers, entreprises, restaurateurs, collectivités…) « Quand nous avons commencé, le zéro déchet faisait peur, explique Johanna. Aujourd’hui, on en voit partout. D’ailleurs, d’autres enseignes de ce type se sont ouvertes dernièrement. Et c’est tant mieux ! Certains clients se sont même lancés, inspirés par notre démarche. » Pourtant, Johanna ne craint pas la concurrence, percevant cette dynamique comme un cycle vertueux qui peut convaincre les consommateurs d’opter pour ces nouveaux modes de consommation et les commerçants d’être toujours plus inventifs et exigeants sur les gammes proposées. « En continuant à étoffer notre offre tout en restant alignés avec nos valeurs et en lien avec notre réseau d’acteurs locaux, c’est comme ça que nous conservons nos clients et que nous en gagnons d’autres. Si on peut inspirer d’autres initiatives de ce type en montrant qu’on peut consommer et entreprendre autrement, tout le monde peut y gagner. »

On voit émerger de plus en plus
d’initiatives pour lutter contre le gaspillage,
mais on assiste aussi à un renouvellement
accéléré des gammes et à des effets
de sur-référencement.

Pierre Galio de l’ADEME

Plus qu’un nouveau marché, une nouvelle économie

Faut-il en conclure que ce changement de modèle de consommation est définitivement opéré ? Pas si sûr, car des courants contraires s’affrontent. Pierre Galio de l’ADEME le confirme : « On voit par exemple émerger de plus en plus d’initiatives pour lutter contre le gaspillage, mais dans le même temps, on assiste à un renouvellement accéléré des gammes et à des effets de sur-référencement – notamment en électronique. À l’obsolescence technologique, il faut aussi ajouter l’obsolescence culturelle… Pour l’habillement, même constat. Les fashion weeks sont de plus en plus rapprochées, créant des effets de mode et donc de nouveaux besoins de plus en plus fréquents. »
La question de l’accessibilité reste aussi centrale : « Il ne faut pas oublier que la France compte 8 à 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Phénomène qui s’accroit cruellement avec la crise. Consommer de manière plus responsable n’est donc pas une priorité pour beaucoup – surtout si c’est synonyme de produits plus chers. Le risque est donc une consommation à deux vitesses. »
Pour dépasser ces clivages, Jean-Paul Raillard et le Réseau Envie dont il est président, apportent une solution : « Ne pas construire simplement un nouveau marché, mais une nouvelle économie. » Et cela passe par une dynamique vertueuse globale à l’échelle des territoires, telle que le Réseau Envie la structure autour de ses 80 lieux (magasins ou ateliers de réparation et centres de recyclage de gros et de petits électroménagers) partout en France, employant près de 3 000 salariés dont 2 300 en insertion. L’enjeu est bien sûr de rallonger la durée de vie des produits pour en limiter l’impact environnemental. Mais pas seulement. Jean-Paul Raillard explique : « Acheter un téléphone reconditionné, par exemple, c’est bien, mais insuffisant. En effet, de nombreux opérateurs achètent des lots de téléphones de moins de six mois aux États-Unis ou au Japon, pour les reconditionner en Roumanie avant de les vendre en France. Le bénéfice environnemental est faible – sans parler de l’impact social. À l’inverse, avec le réseau Envie, nous rapprochons les lieux de transformation des consommateurs, en créant de l’emploi et en défendant la juste rémunération d’une chaîne de valeur. »
Même logique chez Label Emmaüs, la plateforme en ligne qui met en vente les produits des communautés Emmaüs ainsi que de structures issues de l’ESS. Depuis sa création en 2016, grâce à elle, près de 500 personnes ont pu être formées aux métiers du e-commerce dont 300 en insertion ou compagnons Emmaüs. Particularité de la structure : utiliser les codes de la communication des grands acteurs du e-commerce, mais en les détournant – comme le Black Friday devenu Hack Friday. Ce qui permet d’accroître sa visibilité et de se faire connaître de consommateurs de plus en plus nombreux et variés. « Avec cette approche, nous notons une vraie diversification de nos clients : plus jeunes et pas forcément connaisseurs à la base des communautés Emmaüs. D’ailleurs, ça a vraiment changé, c’est désormais Label Emmaüs qui permet de faire connaître les structures physiques que nous accompagnons dans la vente en ligne. Auparavant, c’était l’inverse », relate Kadija El Goufi, responsable Marketing et Communication chez Label Emmaüs.

Quand le citoyen consommateur reprend le pouvoir

Dans cette évolution des consommations, un aspect fait clairement la différence : l’information. Tel est le point de bascule qui transforme une intention de consommer autrement en un acte d’achat responsable. C’est ce qui a poussé Christophe Hurbin à créer l’application d’aide à la consommation, myLabel, qui intègre des critères à la fois santé, environnementaux et sociétaux dans son évaluation de produits alimentaires (voir son portrait page 8) : « Nous répondons ainsi au besoin de plus en plus pressant du consommateur d’être informé sur l’impact global de son achat. » Ce dernier reprend alors le pouvoir. Christophe Hurbin complète : « Nous notons un changement radical dans les postures des acteurs de la grande distribution. Quand nous nous sommes lancés il y a un an et demi, on sentait bien qu’ils cherchaient le meilleur moyen pour contourner et minorer les applications d’évaluation telles que Yuka, Open Food Facts et même myLabel. Ils les considéraient certes comme des outils de transparences, mais non contrôlés, donc risqués. Changement de braquet, il y a un an : ces applis sont devenues incontournables. Ils doivent absolument y être bien référencés – les incitant même à revoir leurs recettes pour être mieux notés. »
En parallèle, les labels de consommation responsables (AB pour agriculture biologique, Rainforest Alliance, GOTS pour Global Organic Textile Standard, etc.) ne cessent de se développer pour mieux orienter les consommateurs dans leur choix et retrouver la confiance en leur acte d’achat. Autre preuve que la révolution est en marche, accélérée par la pression des citoyens consommateurs : après avoir investi le bio depuis quelques années, la grande distribution se met au vrac et à la seconde main.
D’autres secteurs jusque-là peu concernés par ces logiques s’y mettent d’ailleurs. C’est le cas du monde médical où la Sécurité sociale ne remboursait que le matériel neuf (par exemple les fauteuils roulants pouvant coûter plusieurs milliers d’euros). Grâce à un gros travail de plaidoyer et de structuration de la filière, notamment par le Réseau Envie, il sera prochainement possible de se faire rembourser du matériel de seconde main parfaitement remis en état. Un bénéfice à la fois pour le pouvoir d’achat des citoyens et pour les finances publiques.

Passer de la marge à la norme

Et maintenant ? Quels leviers pour essaimer davantage ces nouveaux modes de consommation sans mettre de côté une partie de la population ? Deux réponses possibles : mieux faire connaître les initiatives responsables de proximité et renforcer les réseaux pour opérer le changement d’échelle, vertueux pour tous – entrepreneurs responsables comme consommateurs.
Créer une caisse de résonnance et faire écosystème pour changer la donne, c’est notamment le projet de Ethi’Kdo, coopérative à but non-lucratif qui propose la première carte-cadeau des enseignes écologiques et solidaires en France. Ce projet est également soutenu par France Active – comme beaucoup des enseignes référencées par Ethi’Kdo. Pour Fanny Gérôme, directrice générale adjointe de France Active, cela n’a rien d’une coïncidence. « Chez France Active, nous sommes depuis le début en lien avec les enjeux qui émergent dans la société. Tout simplement parce que nous sommes en résonnance avec les citoyens eux-mêmes. Car qu’est-ce qu’un entrepreneur engagé si ce n’est un citoyen qui a décidé de bouger parce qu’il juge qu’il manque quelque chose et qu’un domaine réclame qu’on s’y investisse ? Et c’est bien ce qui se passe aujourd’hui avec les mutations dans les attentes et modes de consommation. Si nous réceptionnons de nombreux dossiers sur le thème du consommer autrement et si nous décidons de les accompagner, c’est bien parce ce mouvement est bien réel et qu’il ne doit pas rester à la surface. » L’enjeu devient désormais : « d’être capables de capitaliser sur ces différentes expériences qui commencent à être très riches, à les faire connaître, à créer des sources toujours nouvelles d’inspiration. Les entrepreneurs engagés ne doivent pas se sentir seuls dans leur manière de réinventer le monde. » Les soutenir en créant toujours plus de connexions, c’est ainsi l’objectif que se fixe le réseau France Active. Ce sera aussi un moyen pour augmenter leur accessibilité au plus grand nombre.

67%

des Français disent avoir changé certaines de leurs pratiques au quotidien pour réduire l’impact de leur consommation

86%

disent vouloir vivre demain dans une société où la consommation prend de moins en moins de place

64%

ont l’impression d’avoir de plus en plus de mal à s’informer correctement

25%

seulement considèrent que les entreprises leur donnent assez d’informations sur les conditions de fabrication des produits

Pour 63%

le fait qu’une entreprise propose des produits durables renforce leur confiance en elle

Les applications d’aide à la consommation

Ce n’est plus une tendance, c’est un phénomène ! Les applications mobiles pour évaluer les produits ne cessent de se développer. La plus connue : Yuka, créée par une start-up française et s’appuyant sur le Nutriscore. En quelques années, c’est déjà 12 millions de consommateurs dont 83 % déclarent acheter, grâce à cet outil, moins de produits alimentaires en quantité mais plus en qualité. Dans ce sillon, d’autres initiatives se sont montées. À l’instar de myLabel qui propose une vingtaine de critères personnalisables – à la fois environnementaux et sociétaux –, tels que bien-être animal, la juste rémunération des agriculteurs, le travail des enfants… Autre approche, le label Longtime d’Ethikis, qui informe sur la longévité, la robustesse et la réparabilité des produits. myLabel et Ethikis ont tous deux été soutenus par France Active.

3 questions à Dominique Desjeux, anthropologue, professeur émérite à la Sorbonne Sciences sociales, université de Paris

Observez-vous un changement réel dans les comportements des consommateurs ?

En tant qu’anthropologue, je travaille sur les pratiques, les contraintes et les stratifications sociales. Et certaines tensions apparaissent par rapport aux raisonnements macro. Prenons l’exemple du bio. Les sondages disent que près de 80 % des Français y sont favorables. Pourtant, ça ne représente de 5 % des parts de marché. Les Français mentent-ils ? Non. Cela veut surtout dire qu’ils voudraient bien consommer mieux, mais qu’il existe des contraintes qui les freinent. La principale est bien sûr le pouvoir d’achat. Les études montrent ainsi que les classes les plus aisées sont favorables à intégrer de nouveaux modes de consommation, tandis que celles avec davantage de problèmes économiques aspirent surtout à entrer dans la consommation – et donc à consommer plus.

 

Les attentes des consommateurs évoluent-elles tout de même ?

Oui bien sûr. Et j’identifie un facteur très nouveau de changement : le phénomène des notes. Ce principe d’évaluation remet l’intérêt sur le produit et non sur la marque, qui devient secondaire. On revient finalement à la situation d’avant les années 80 où le produit prévalait sur la marque. C’est capital, car cela pousse les entreprises à revoir leur système de raisonnement et d’action. Le consommateur reprend la main. Il n’est donc pas étonnant de voir des enseignes de grande distribution proposer du bio, du vrac et même maintenant de la seconde main. C’est aussi comme cela que ces nouveaux modes de consommation gagneront en accessibilité.

 

Quels seraient les leviers pour dépasser ce phénomène de consommation à deux vitesses ?
La contrainte de pouvoir d’achat va durer. C’est une donnée mondiale qui s’accroît avec l’augmentation du prix des matières premières, des logements, de l’énergie… Mais avec ces contraintes, des activités non monétaires ou faiblement monétaires, à la portée des gens et misant sur le collectif vont de plus en plus se développer. Les gens inventent sous contrainte – et c’est le cas des acteurs de l’économie sociale et solidaire qui est pour moi une économie à part entière.


Découvrir tout Walter #25

Les territoires, terreau de coopérations fertiles




Durant la crise sanitaire, de nombreuses initiatives solidaires et locales ont fleuri partout en France, donnant un coup de projecteur nouveau sur le potentiel d’innovation des territoires et leur capacité à créer des manières inédites de coopérer. Avec désormais un enjeu : faire fructifier et soutenir cette créativité pour passer d’une réponse d’urgence à une dynamique pérenne et consolidée.

Portage de repas aux plus fragiles, organisation de circuits courts, production de masques ou de visières par des communautés makers… Autant d’exemples d’actions spontanées qui se sont organisées en un temps record pour répondre aux nouveaux besoins des populations. Leur point commun ? Leur caractère hybride tant elles ont associé acteurs publics, citoyens, TPE et PME, associations et bien sûr entrepreneurs engagés.

L’émergence de nouvelles formes de collectifs

Le département Pas-de-Calais a ainsi été à l’origine d’une coopération encore jamais vue entre ateliers textiles du territoire. Bénédicte Messeanne-Grobelny, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’ESS, raconte : « Au printemps, brutalement, nous avons été confrontés à deux problématiques : les entreprises locales connaissaient un ralentissement d’activité et avaient besoin de soutien. Parallèlement, nous avions à produire en masse des masques pour la population. Nous avons donc décidé d’apporter une double réponse en mettant en relation cinq structures d’insertion pour assurer en commun une commande de 90 000 masques sur six mois. »

 

Les ateliers Vestali font partie de ce collectif créé pour l’occasion. Hélène Maréchal, sa directrice, témoigne : « Au début de la crise, chaque structure avait été sollicitée individuellement pour produire des masques. Mais personne n’avait tous les tenants et aboutissants. Quels tissus utiliser ? Quels élastiques ? Comment s’approvisionner alors que la matière première manquait ? Comment répondre à toutes les demandes ? Avec ce collectif, nous avons mutualisé nos forces. Nous avons eu plus de poids pour négocier les prix, obtenir les fournitures, se répartir la production en fonction des effectifs de chacun. » La communication et l’entraide entre chaque entreprise s’installent vite, mais ce collectif nécessite aussi un accompagnement pour structurer ses fondamentaux.

 

C’est ainsi que Pas-de-Calais Actif est intervenu en tant que « facilitateur », comme l’explique son directeur adjoint, Benoît Bara : « Normes à respecter, calcul du prix, coût de revient… Les entreprises avaient besoin d’être accompagnées sur ces aspects. Nous les avons ainsi aidées – en coopération avec le département – dans la rédaction d’un cahier des charges en vue de la sélection de deux cabinets de conseil qui sont venus en soutien, puis dans le suivi de cet accompagnement. » Au final, cette action collective a été bénéfique pour tous les acteurs impliqués. « Cela prouve une fois de plus que les acteurs de l’ESS sont cruciaux pour relever les défis en période de crise. Et cela confirme aussi que, quand l’ESS est abordée comme un sujet transverse, tel que c’est le cas au sein des différents services du département, des coopérations inédites de ce type peuvent vraiment voir le jour », précise Bénédicte Messeanne-Grobelny.

Toute la question est désormais d’inscrire cette initiative dans la durée. C’est ainsi que les cinq ateliers travaillent désormais avec Pas-de-Calais Actif et les mêmes cabinets conseil pour poser les bases de la construction d’une filière textile ESS à l’échelle du département qui pourrait progressivement s’élargir à d’autres structures, telles que les ESAT et les entreprises adaptées.
« Des actions de plus grande envergure pourraient voir le jour. Je pense par exemple à notre projet de confection école que nous avons chez Vestali. Pour le moment, nous sommes un peu limités car nos locaux sont trop petits. Avec cette filière, nous pourrions mutualiser. C’est un vrai enjeu car l’idéal serait ainsi de convaincre des industries textiles de se réimplanter sur le territoire grâce à ce vivier de personnes compétentes présentes localement », conclut Hélène Marechal.

L’innovation au cœur des territoires

La créativité des coopérations n’a pas attendu la crise pour s’exprimer, notamment grâce à certains dispositifs qui ne cessent de se développer. À l’instar des SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif), CAE (coopératives d’activité et d’emploi), PTCE (pôles territoriaux de coopération économique – voir encadré) qui misent sur une gouvernance partagée ainsi que la mutualisation et l’hybridation des approches pour revitaliser les territoires, quels qu’ils soient.

Phares, sur l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en est un exemple emblématique. Ce collectif est né de la volonté d’habitants déterminés à apporter des réponses innovantes aux difficultés socio-économiques de leur territoire. En 2001, l’idée se concrétise avec l’acquisition par l’association Halage – soutenue par France Active – d’un bâtiment de trois étages qui accueille aujourd’hui une vingtaine de structures associatives, coopératives et commerciales qui travaillent toutes sur les questions des populations marginalisées ou sur l’aménagement du cadre de vie et de l’environnement. « Nous sommes un peu un “HLM de l’ESS“, affirme Stéphane Berdoulet, son co-gérant également co-directeur de Halage. Ensemble nous maximisons nos énergies, ce qui multiplie ainsi l’impact de nos actions en faveur du développement local. Et surtout il n’y aura jamais un Phares n° 2 ou n° 3 car tout dépend de nous, à un moment donné, sur un territoire donné. Nous sommes un écosystème territorial. » Prochains défis pour le collectif : construire deux étages supplémentaires à leur immeuble en utilisant uniquement des ressources de l’ESS et de l’insertion ainsi que les compétences du territoire.

 

L’association Halage, quant à elle, se lance dans un vaste projet de reconversion de friche urbaine de 3,6 hectares, au bout de l’île Saint-Denis, Lil’Ô. « Ce sera l’unité de lieu et de temps de tout ce qu’on sait faire avec une plateforme de compostage électromécanique, une ferme florale, un travail sur la terre et le traitement des sols. Cela deviendra aussi un lieu d’éducation populaire car nous ferons s’y rencontrer habitants et chercheurs », explique Stéphane Berdoulet.

Ces coopérations hybrides sont en effet propices à l’expérimentation de nouveaux modèles. Les Champs des Possibles, installé en Seine-et-Marne, l’illustre également en étant à la fois une couveuse – pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs dans la région – et une coopérative d’activités agricoles pour mutualiser les outils, les services et même les risques entre ses membres (voir Walter n° 23, p. 4-5). « Ni les couveuses d’activité, ni les CAE étaient des modèles pensés pour les métiers agricoles ou artisanaux. Nous avons donc dû nous inspirer de ce qui se faisait dans d’autres secteurs mais tout en les adaptant à nos spécificités via des espaces tests », explique Sylvain Péchoux, son co-gérant. « Notre modèle économique reste à consolider eu égard au poids important du capital d’exploitation nécessaire aux activités de production agricole et de transformation alimentaire. La coopérative articule investissements et financements privés et publics avec l’objectif de libérer des marges de manœuvre pour améliorer les revenus dans ces métiers essentiels mais peu valorisés », précise-t-il. Car, finalement, ces nouvelles coopérations sont aussi une nouvelle manière de penser les équilibres entre les différents acteurs – qu’ils soient publics ou privés.

La relation publique-privée réenrichie

Stéphane Berdoulet, de Halage, plaide ainsi pour un PPPP « c’est-à-dire un partenariat public-privé auquel il faut ajouter les P de “population” et celui de “pédagogie” – c’est-à-dire une forme de relation qui n’est pas celle d’un commanditaire-prestataire, mais qui adapte les réponses à des diagnostics renouvelés et en phase avec les vrais besoins locaux. »

Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), le confirme : « La propension des acteurs publics et privés à coopérer, à s’entendre, se coordonner, intensifier leur relation est un marqueur fort des territoires résilients et réactifs. C’est ce que les sociologues appellent le “capital social“. » Ces nouveaux circuits relationnels sont d’ailleurs porteurs pour l’après-crise. Nicolas Portier poursuit : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à un choc de demande et d’offre sans équivalent. Une option est que tout le monde s’attende et que rien ne bouge. Une autre est, au contraire, celle de la confiance mutuelle. Et dans cette dynamique, où tout est interdépendant, les acteurs publics locaux ont un rôle d’entrainement majeur. Les communes et les intercommunalités représentent à elles seules 50 % de la commande publique française. Ce sont donc des maillons essentiels pour entraîner tout l’écosystème local et amplifier ces dynamiques de communautés solidaires. »

La connexion comme nouvel enjeu stratégique

Pour Denis Dementhon, directeur général de France Active, toutes ces initiatives collectives permettent de tirer un enseignement clé : « Au-delà des solutions concrètes mises en œuvre, il apparaît de plus en plus fortement que les entrepreneurs ont besoin de connexions, soit de pairs à pairs, soit avec des acteurs vitaux de leur territoire. La crise nous a ainsi appris que cette capacité à mobiliser les réseaux et à faire naître des interactions devait être autant travaillée que l’accompagnement financier. » Forte de son réseau territorial et de ses 40 000 entrepreneurs engagés soutenus, France Active s’engage donc à intégrer encore plus fortement cette dimension au sein de ses offres. « Bien sûr, cette connexion ne peut se décréter au niveau national, sur un paperboard, complète-t-il. Elle ne peut émerger qu’au niveau des acteurs de terrain. C’est pourquoi, dans cette dynamique, nous avons décidé de faire confiance aux réseaux territoriaux car ce sont eux les terreaux fertiles de ces nouvelles formes de coopération. »

13439 coopératives actives en France

dont 974 SCIC
(Confédération générale des SCOP – 2019)

160 PTCE en France en 2017

(Le Labo de l’ESS)

15% des Coopératives d’activité et d’emploi

sont implantées en zone rurale
(Projet Tressons (Territoires ruraux et ESS, Outils et Nouvelles Synergies) piloté par l’Avise et RTESS – ESS et ruralité)

70 espaces tests agricoles

sur l’ensemble du territoire national réunis au sein du RENATA

Le décloisonnement, version PTCE

Les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) ont été définis en 2009 au sein du groupe de travail Territoires du Labo de l’ESS puis reconnus par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire. Leur objectif est de favoriser les coopérations économiques, mutualiser les savoir-faire et décloisonner les approches entre les acteurs locaux de l’économie privée, de l’ESS, du secteur public, de la recherche, de la formation, au service de projets économiques innovants de développement local durable. À la clé, la création d’emploi, la structuration de filières et la revitalisation durable des territoires. → Pour en savoir plus

Découvrir tout Walter #24

Saga Les entrepreneurs de demain – Saison 2


France Active continue de vous emmener à la rencontre des entrepreneurs engagés.

Après un premier tour de France des initiatives locales et innovantes, continuer de découvrir ceux qui s’engagent et comment France Active finance, accompagne et soutient ces projets qui feront de l’économie de demain une économie durable et solidaire, soucieuse du lien social et permettant une consommation responsable.
Engagés pour le climat, l’insertion, la gouvernance coopérative, contre l’exclusion sociale et pour leurs territoires, les entrepreneurs que nous mettons en image reflètent les différents impacts que peut avoir une entreprise aujourd’hui.

Métamorphose,
Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire

SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL, MÊME COMBAT POUR MÉTAMORPHOSE !

Créée en 2018, Métamorphose a choisi pour slogan« Rendre l’éphémère durable ». La structure forme un réseau agréé de structures d’insertion par l’activité économique, réparties sur le territoire national entre les régions Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire. Le réseau regroupe 8 Ateliers et chantiers d’Insertion, mis en synergie pour partager leur savoir faire et ayant pour support d’activité l’upcycling et l’éco-design.. L’activité commune consiste à créer des accessoires de fabrication artisanale et française à partir de différents déchets auxquels les chantiers donne une seconde vie : bâches publicitaires, toiles de jute, vêtements de travail… Les objets finis sont vendus dans une même boutique en ligne. Mêlant social et environnemental, l’activité ajoute une véritable dimension humaine en favorisant les échanges entre les différents salariés. Véritable projet multi-engagé, Métamorphose forme et accompagne chaque année 160 salariés à travers les différents ateliers, en plus des 17 salariés permanents hors administratif et direction. Au niveau environnemental, ce sont quelques 8 tonnes de matériaux qui sont récupérés en moyenne par an !https://vimeo.com/636372487

Graphi COM, Montreuil-Bellay, Pays de la Loire

GRAPHI’COM : IMPRIMER EN CIRCUIT COURT

L’imprimerie familiale de proximité Graphi’COM Anjou est reprise en 2019 par Anne-Sophie et Damien Grangereau avec l’ambition de proposer des solutions adaptées aux besoins des clients. Graphisme, imprimerie, objets publicitaires, flocage textile ou de véhicule, autant de produits proposés pour des communications multi-supports.
Avec flexibilité et en circuit-courts, Graphi’COM Anjou à la capacité pour répondre à tous les clients, petits et grands, acteurs du territoire de l’Anjou.
https://vimeo.com/571627792

Le Wip, Colombelles, Normandie

LE WIP : UN TIERS-LIEU INNOVANT EN NORMANDIE

Ce définissant comme un « lieu infini », le Wip est un espace partagé conçu, pensé et animé pour ouvrir le champ des possibles. Véritable alternative aux organisations traditionnelles de travail, ce lieu atypique s’est donné pour mission de répondre aux défis écologiques et sociaux présents de son territoire, en périphérie de Caen, avec un espace de co-working, des animations culturelles, une gouvernance coopérative, le réemploi de matériaux et le fonctionnement en circuit-court.https://vimeo.com/530247936%20

Ethiquable, Fleurance, Occitanie

PIONNIER DU COMMERCE ÉQUITABLE

A Fleurance dans le Gers, la SCOP Ethiquable est pionnière du commerce équitable en France. Spécialisée dans la vente de produits bios et respectueux de l’environnement, des producteurs et des consommateurs. Porteuse d’un projet ambitieux co-construit avec ses salariés (tous actionnaires de la structure), elle travaille avec des petits paysans dans plus d’une vingtaine de pays. Son action vise à accompagner et aider au développement ces fermes, qui produisent des matières premières d’une grande qualité pour les consommateurs européens. Après l’international, la structure développe développe depuis peu un projet équitable en France, visant à rémunérer au prix juste les paysans français et assurer la pérennité de leurs activités.https://vimeo.com/530236217%20

Greendy pact, Lille, Hauts-de-France

UN PACTE POUR L’IMPACT DANS LA MODE

En plein cœur de Lille, Camille Courmont a ouvert Greendy Pact, un lieu dédié à la revente de vêtements. Face à l’immense impact environnemental et social de l’industrie textile, comment continuer à développer sa passion pour la mode ? Par l’échange. Greendy Pact fonctionne avec des pass permettant de de déposer et récupérer des vêtements, sans impact carbone donc, mais toujours avec le choix de styles et tendances. La structure développe en parallèle des activités de collecte de vêtements, par exemple pour la Croix Rouge. La mode responsable à Lille !

https://vimeo.com/529263041%20

Ethikis, Toulouse, Occitanie

LABELLISER LA DURABILITÉ

Basée à Toulouse, l’entreprise Ethikis part d’un constat simple : si les labels sur les produits alimentaires sont bien développés, le consommateur a encore parfois du mal à avoir des informations sur la fiabilité et la réparabilité d’un produit du quotidien. C’est ainsi qu’ils développent le label « Longtime » permettant pour les produits industriels de garantir leur robustesse, longévité et conception par des fabricants engagés dans une démarche durable. Ethikis a été accompagné dés l’amorçage du projet par France Active Occitanie.https://vimeo.com/529253368

Mamie Mesure, Rennes, Bretagne

RÉDUIRE SES DÉCHETS AVEC L’ÉPICERIE MAMIE MESURE

Pionnier dans la vente de produits en vrac, le réseau de boutiques « Mamie mesure » met en avant depuis 2016 un mode de vie zéro déchet. Ce réseau, présent dans le grand ouest, propose dans ses concessions une sélection de produits en vrac, sans emballages jetables, avec des matériaux compostables, recyclables et/ou réutilisables. Chez Mamie Mesure, le consommateur ne paye que le produit, qu’il pourra transporter dans le contenant de son choix. Les producteurs sont payés au juste prix et sélectionnés localement afin de favoriser le circuit court. Il est également possible dans certaines boutiques de prendre un verre et de se restaurer, de participer à des ateliers éco-responsables pour toute la famille, afin de se familiariser avec le zéro déchet : fabrication de produits d’entretien, cuisine, activité manuelle…https://vimeo.com/502289861

Comptoir de campagne, Jonage, Auvergne-Rhône Alpes

COMPTOIR DE CAMPAGNE REDYNAMISE NOS VILLAGES

Partant du postulat qu’un village sur deux n’a plus de commerce en France, cette start-up de la région lyonnaise souhaite revitaliser les zones rurales en y implantant des « comptoirs de campagne ». Ces comptoirs sont de véritables commerces multi-services, physiques et connectés : salon de thé, produits locaux, dépôt de pain, relais de La Poste… mais également lieu d’accueil pour des permanences des professionnels de santé, coiffeurs ou esthéticiennes. Ce sont autant de services qui permettent de dynamiser la vie d’une commune et d’y maintenir le lien social. Organisés en « grappe » de 6 à 8 magasins sur un même territoire, ils mettent en commun les achats en faisant fonctionner le circuit court auprès des producteurs et artisans locaux. Comptoir de campagne à l’ambition d’ouvrir chaque année de nouvelles franchises afin de permettre à des entrepreneurs de créer leur emploi et devenir acteurs de l’économie locale.

https://vimeo.com/502288347%20

Moulinot, Paris, Ile-de-France

RÉUTILISER LES DÉCHETS DE LA RESTAURATION AU SERVICE DE TOUS

Constatant l’absence d’un tri adapté aux déchets alimentaires dans le secteur de la restauration, Stephan Martinez a l’idée de créer Moulinot, une entreprise solidaire de traitement des biodéchets.

Après une formation de maître-composteur en Belgique, il peut utiliser bactéries, vers de terre, déchets verts et organiques, azote et carbone nécessaires à la transformation des déchets.

Une partie de cette dernière, réalisée dans des cuves à Stains produit du biogaz utilisé en électricité et en chauffage. L’autre est traitée par lombricompostage, à l’aide de vers de terre, et fournira un engrais de qualité. « Récolté » directement chez les restaurateurs d’Ile-de-France par des salariés en insertion, ce compost « haute couture » sera redistribué aux maraîchers des alentours de la capitale et aux jardiniers amateurs sous forme de petits sacs d’engrais sur-mesure.

https://vimeo.com/475532808

Transhumance Pyrénées, Bedous, Nouvelle Aquitaine

LA SOLIDARITÉ À L’ÉCHELLE TRÈS LOCALE

Mettre en valeur le patrimoine de la Vallée d’Aspe, tel est l’objectif de Transhumance Pyrénées, hôtel-restaurant installé à Bedous dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les créateurs souhaitent à travers leur structure mettre en avant les spécificités du territoire et la culture locale, parfois délaissés au profit des sports d’hiver : pastoralisme, gastronomie, sentiers historiques, traditions écrites et orales.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la dynamique du territoire, qui a vu la réouverture d’une ligne de chemin de fer historique menant en Espagne à travers les villages des Pyrénées.

Tous les produits proposés proviennent de producteurs de la vallée d’Aspe. L’idée est d’organiser la solidarité à l’échelle très locale, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir travailler, vivre et créer du lien social dans la vallée.

https://vimeo.com/471022852

Péniche Cancale, Dijon, Bourgogne-Franche Comté

LA CULTURE ENGAGÉE DANS SON TERRITOIRE

Lieu culturel incontournable pour les dijonnais, la Péniche Cancale promeut une offre culturelle engagée. Les créateurs Côme Galley et Benjamin Magnen ont développé une salle de concert dans une péniche qu’ils ont transformée pour accueillir du public et y proposer de la restauration.

Ce « café-bistrot » propose des produits de saison et locaux en circuits courts. La Péniche Cancale rassemble différentes générations et soutien la scène artistique locale, multipliant les partenariats avec les associations locales.

Ce lieu hybride et associatif, organisé en SCIC, s’engage également sur l’insertion, mobilisant un quarantaine de jeunes en difficultés pour les former aux différents métiers de la restauration et du spectacle vivant.

Les engagements sociaux et environnementaux ne s’arrêtent pas là : la structure à conçu sa propre installation de traitement des eaux pour n’envoyer que des eaux propres dans le canal, et favorise les bio-matériaux dans son architecture.

https://vimeo.com/471059562

Revoir la saison 1

Autres actualités


[related_post_fa posts_per_page="15" post_type="post" post_category="actualites"]

Découvrez toutes les actus

La Place de l’émergence a un an


France Active lançait l’année dernière son programme 100% innovation sociale, la Place de l’émergence, avec comme partenaires Malakoff Médéric Humanis, Klesia, Fondation Carrefour, Fondation MACIF, Banque des Territoires, et FAPE EDF.

Elle réunit chaque mois entrepreneurs engagés, partenaires du programme, financeurs et mentors pour des séances de pitchs et sélection de projets en démarrage qui ont un fort impact sur la société.

Chaque rendez-vous est l’occasion de présenter 6 projets, et 5 entrepreneurs sont primés en moyenne.

Depuis le démarrage du programme, 54 projets ont été accompagnés, pour un montant total de primes de plus d’un million d’euros.

Celles-ci se dirigent vers des projets aux engagements multiples et variés : cohésion territoriale et économie de proximité, lutte contre l’exclusion, action sanitaire et sociale, accès au logement, emploi et formation, soutien aux personnes en situation de fragilité, économie circulaire, alimentation durable et filière bio…

Le 29 octobre prochain sera l’occasion de fêter le 1er anniversaire du programme, avec la présence de la secrétaire d’État à l’Économie sociale et solidaire Olivia Grégoire et le témoignage de 4 entrepreneurs accompagnés en émergence durant l’année.
L’événement sera retransmis en direct pour permettre à tout le monde de le suivre dans le contexte sanitaire actuel.

En savoir plus

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Découvrez toutes les stories

L’incubateur ID CUBE recrute sa promo en 2021!

[vc_section][vc_row][vc_column][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Vous avez un projet d’entreprise innovante qui contribue à la transition écologique et solidaire?

Pour la 2ème année consécutive, France Active Savoie Mont-Blanc et InnoVales coopèrent pour développer IDCUBE en Savoie !

Ainsi, rejoignez la promo 2021 d’ID CUBE et bénéficiez d’un accompagnement  d’un an pour transformer votre idée en entreprise viable et pérenne !

Candidatez jusqu’au 11 décembre 2020 

De la stratégie commerciale à la définition du modèle économique en passant par la levée de fonds, ID Cube vous assure un accompagnement individuel pendant toute la phase d’incubation de votre projet. En plus d’un coaching personnalisé près de chez vous, vous bénéficiez également de journées de formation collectives sur des thématiques ciblées, ainsi que d’accompagnements extérieurs avec des prestataires spécifiques (banquiers, juristes, consultants experts …)

Contact pour la Savoie : Thierry NOEL – t.noel@franceactive-savoiemontblanc.org

Contact pour la Haute-Savoie : Frédéric KHADRI – fkhadri@innovales.org

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Vent d’optimisme chez les entrepreneurs financés par France Active!

[vc_section full_width="stretch_row"][vc_row full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507190362854{background-color: #ffffff !important;}"][vc_column width="1/12"][/vc_column][vc_column width="5/6" css=".vc_custom_1507733071891{padding-right: 8% !important;padding-left: 8% !important;}" el_class="btn-sharing"][vc_empty_space height="40px"][job_date][vc_empty_space height="40px"][vc_custom_heading source="post_title" use_theme_fonts="yes" el_class="font-montserrat-medium"][hover_box image="798" image_hover="1017"][vc_separator][vc_column_text]

Paris, le 12 décembre 2018

Résultats d’une grande étude sur notre impact auprès des entrepreneurs engagés

Pionnier de la finance solidaire depuis 30 ans, France Active, le mouvement des entrepreneurs engagés, évalue tous les 2 ans l’impact de son intervention sur la réussite des projets financés trois ans auparavant. Cette grande étude, réalisée en mai 2018 par TMO Régions, porte sur 5 771 entreprises ou associations soutenues en 2014, dont 708 d’entre elles ont été questionnées par enquête téléphonique. Elle offre une analyse sur l’origine des entrepreneurs soutenus, la pérennité de leur projet et leur capacité à se développer et à créer de l’emploi.

Des résultats particulièrement encourageants qui démontrent un dynamisme bien supérieur à la moyenne nationale
en termes d’emplois et de performance économique

[/vc_column_text][vc_column_text]

Un taux de création d’emploi 2 fois supérieur à la moyenne nationale

Les créations et reprises d’entreprises soutenues par France Active révèlent une dynamique de création d’emploi particulièrement élevée. En effet, après un lancement de leur activité avec 2,1 personnes en poste en moyenne (contre 1,9 au niveau national), ces entreprises emploient en moyenne 4,5 personnes trois ans après leur création, contre 2,9 au niveau national, soit une croissance de 114% contre 52% au national.

Notons que cette augmentation favorise surtout la création d’emplois en CDI (45% des effectifs sont employés en CDI en 2018, un nombre qui a triplé en 3 ans). Au total, en mai 2018, les entreprises soutenues par France Active en 2014 employaient 38 600 personnes, soit une création nette d’emploi estimée à 19 500 postes.

[/vc_column_text][vc_column_text]

Un taux de pérennité à 4 ans supérieur de 10 points à la moyenne nationale

79% des entreprises en création sont toujours en activité au bout de 3 ans, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. Le taux de survie à 4 ans est de 74% (10 points de plus que la moyenne).
Le soutien de France Active, qui propose aux entrepreneurs engagés un accompagnement complet et sur-mesure (conseil, financement et connexion) s’avère particulièrement efficace puisqu’il a permis à 40 % des créateurs de faire aboutir leur projet et à 58% des détenteurs d’un projet de développement.

Enfin, ces entrepreneurs sont particulièrement optimistes sur leur avenir avec 8 sur 10 qui se déclarent satisfaits de leur dernier exercice, environ 1 sur 2 qui souhaitent accroître leur activité et 1/3 d’entre eux qui envisagent une croissance de leur effectif !

Ces entrepreneurs ont-ils une recette magique ? La valeur humaine, socle de ces entreprises et le sens qu’ils trouvent dans leur engagement professionnel sont sans doute les clés de leur réussite sur la durée et de leur optimisme ;
Reste, pour allumer leur flamme, le coup de pouce de France Active qui facilite l’accès aux financements et les accompagne tout au long des différentes phases de leur aventure entrepreneuriale.
« Un de nos objectifs majeurs est de favoriser l’accès à la création d’entreprises aux personnes les plus fragiles, notamment les jeunes en situation de précarité ou au chômage mais également les femmes, souvent victimes de discriminations dans l’accès à l’emploi. C’est également vrai pour tous ceux qui entreprennent dans les territoires les plus fragiles, dans les quartiers comme en zone rurale. Je suis fier de constater que cet objectif est largement atteint et surtout, que ces entrepreneurs engagés se développent plus vite que la moyenne, créent de la valeur et des emplois de qualité ! », conclut Pierre-René Lemas, président de France Active.
[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_btn title="Télécharger le communiqué de presse" shape="square" color="vista-blue" size="lg" align="center" i_icon_fontawesome="fa fa-download" add_icon="true" link="url:https%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2018%2F03%2FCPFRANCEACTIVEIMPACT2018.pdf||target:%20_blank|"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_btn title="Lire l'étude d'impact 2014-2018" shape="square" color="vista-blue" size="lg" align="center" i_icon_fontawesome="fa fa-download" add_icon="true" link="url:https%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Fdownload%2Fetude-impact-france-active-2014-2018-2%2F|||"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_btn title="Découvrir l'infographie " shape="square" color="vista-blue" size="lg" align="center" i_icon_fontawesome="fa fa-download" add_icon="true" link="url:https%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Fdownload%2Fetude-impact2018|||"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][vc_column width="1/12"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces" css=".vc_custom_1507207606477{background-color: #fcfcfc !important;}"][vc_column][related_post_fa posts_per_page="15"][vc_single_image image="485" alignment="center" el_class="no-margin-bottom"][vc_empty_space height="5px" el_class="no-margin-bottom"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507158369201{border-top-width: 1px !important;border-top-color: #1c1c1c !important;}"][vc_row full_width="stretch_row_content"][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="Autres News" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding " css=".vc_custom_1507768799388{margin-top: -20px !important;}"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][related_post_fa posts_per_page="15"][vc_empty_space height="30px"][vc_btn title="Découvrez toute l'actu" color="vista-blue" align="center" link="url:http%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Factualites-evenements%2F|||"][vc_empty_space height="65px"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]